Monde
L’Europe en pole position pour percer les mystères de l’univers
La suspension du projet chinois de super collisionneur ouvre la voie au programme scientifique européen, désormais sans rival majeur à l’horizon.
La décision des autorités chinoises de suspendre le développement de leur propre accélérateur de particules géant modifie considérablement le paysage de la physique fondamentale. Cette évolution est perçue comme une opportunité significative pour le projet européen de Futur Collisionneur Circulaire (FCC), selon la direction du Cern. L’organisation basée à Genève voit ainsi s’éloigner un concurrent direct qui aurait pu être opérationnel bien plus tôt.
Le projet chinois, connu sous le nom de CEPC, visait à construire une infrastructure d’environ cent kilomètres pour sonder les constituants ultimes de la matière. Son gel laisse le champ libre au programme FCC, dont l’anneau de près de 91 kilomètres ambitionne d’explorer la nature de la matière noire et les déséquilibres entre matière et antimatière. Le coût de cette entreprise est estimé à plus de quinze milliards d’euros.
Le conseil du Cern, qui rassemble les représentants de ses vingt-cinq États membres, a récemment émis un avis favorable sur l’étude de faisabilité du FCC. Cette étape cruciale couvre les dimensions géologiques, territoriales et financières du projet. Une approbation définitive pourrait intervenir d’ici 2028, pour une mise en service envisagée à la fin des années 2040.
La priorité donnée par Pékin à un collisionneur de plus basse énergie confirme, selon les responsables européens, le réalignement des ambitions scientifiques mondiales. Les chercheurs chinois ont indiqué qu’ils reconsidéreraient leur position en 2030, laissant entendre qu’une collaboration avec le Cern deviendrait probable si le FCC était officiellement lancé. Cette perspective renforcerait la centralité du laboratoire européen comme pôle mondial de la physique des hautes énergies.
Cette avancée du projet FCC ne fait toutefois pas l’unanimité. Certaines associations locales, regroupées au sein du collectif Co-cernés, contestent la pertinence d’un investissement aussi colossal. Elles estiment que le retrait chinois pourrait signaler des doutes sur le bien-fondé scientifique d’une telle infrastructure. Le débat sur l’utilité et l’impact environnemental de ce gigantesque instrument de recherche reste donc ouvert.
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