Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’Éthiopie dans le viseur de RSF après l’arrestation de deux journalistes

Article

le

L’organisation Reporters sans frontières somme les autorités éthiopiennes de rendre des comptes sur la disparition de deux professionnels des médias, dans un contexte de durcissement manifeste à l’égard de la presse indépendante.

Les services de sécurité éthiopiens font l’objet de vives critiques après l’interpellation de deux figures médiatiques locales, dont les circonstances d’arrestation restent opaques. Abdulsemed Mohamed, animateur sur une radio privée, a été appréhendé le 11 août dernier à Addis-Abeba. Trois jours plus tard, il a été aperçu escorté par des forces de l’ordre lors d’une perquisition menée dans les locaux de sa rédaction.

Quelques jours après, Yonas Amare, rédacteur en chef du quotidien The Reporter, a été emmené de son domicile par des individus non identifiés. Sa publication affirme que des témoins ont reconnu des véhicules officiels sur les lieux au moment des faits. Aucune information officielle n’a été communiquée par le gouvernement concernant les motifs de ces privations de liberté.

L’organisation internationale RSF a publiquement exigé jeudi la libération sans condition des deux hommes et réclamé des éclaircissements sur leur situation juridique. Le directeur du bureau Afrique subsaharienne de l’ONG a déploré le mutisme des autorités et la dégradation continue des conditions d’exercice du journalisme dans le pays.

Cette affaire s’inscrit dans un climat de restrictions croissantes à l’encontre des médias, malgré les promesses de réforme initiales du Premier ministre Abiy Ahmed. L’Éthiopie occupe désormais le 145e rang mondial en matière de liberté de la presse, selon le classement annuel de RSF. Au moins six professionnels des médias seraient actuellement détenus dans le pays.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus