Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

L’État en régime minimal, les citoyens en première ligne

Article

le

_**En l’absence de loi de finances pour 2026, le Parlement a dû recourir à une procédure exceptionnelle. Cette situation de report budgétaire entraîne la suspension immédiate de plusieurs dispositifs publics, affectant directement le quotidien des Français.**_

L’adoption d’une loi spéciale, intervenue ce mardi, permet d’assurer la continuité des services essentiels de l’État pour le début de l’année prochaine. Ce texte, voté en urgence par les deux chambres, constitue une mesure transitoire en attendant l’examen d’un budget définitif. Le gouvernement exprime sa confiance dans une adoption rapide de ce dernier au cours des prochaines semaines.

Cette période d’attente se traduit par un gel de nombreuses initiatives nouvelles. Le programme MaPrimeRénov’ est ainsi mis en pause. Seuls les dossiers ayant reçu un accord formel avant le 1er janvier prochain seront honorés, les autres candidats devant patienter. Dans le secteur agricole, une enveloppe de soutien de 130 millions d’euros destinée aux viticulteurs, pour faire face aux aléas climatiques récurrents, est également suspendue. Les seules dépenses considérées comme impératives et maintenues concernent la gestion de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse affectant les bovins.

La situation budgétaire actuelle a également des répercussions sur la fiscalité et les politiques sociales. La réforme de l’abattement sur les pensions de retraite, qui devait évoluer vers un forfait, ne pourra être mise en œuvre. Les retraités conserveront donc temporairement le dispositif actuel de déduction de 10%. Par ailleurs, en l’absence de revalorisation annuelle des tranches d’imposition, environ 200 000 foyers, jusqu’alors non imposables, pourraient se retrouver assujettis à l’impôt sur le revenu l’an prochain.

Le domaine de l’éducation n’est pas épargné. La réforme des concours de recrutement des enseignants, visant à élargir l’accès aux candidats en fin de licence et à proposer une formation rémunérée, est reportée. Cette suspension aura un impact direct sur les sessions d’examen prévues au printemps, dans un contexte de tensions persistantes sur les effectifs. Enfin, la hausse de la taxe sur les petits colis en provenance de pays tiers, qui devait passer de deux à cinq euros, est elle aussi différée.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus