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Les Slovènes se prononcent sur la fin de vie assistée

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Les électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche pour se prononcer sur l’application d’une loi autorisant l’aide médicale à mourir, dans un scrutin qui oppose partisans et détracteurs de cette mesure.

Les bureaux de vote ont accueilli les citoyens dès sept heures du matin pour un scrutin dont l’issue déterminera si la législation adoptée en juillet dernier entrera finalement en vigueur. Cette consultation populaire fait suite à une initiative citoyenne ayant recueilli le nombre de signatures requis pour suspendre provisoirement la mise en œuvre du texte. Les premiers résultats étaient attendus en fin de soirée.

Le dispositif contesté autoriserait les patients en phase terminale, conscients et confrontés à des souffrances insupportables, à solliciter une assistance médicale pour mettre fin à leurs jours. La proposition exclut explicitement les cas relevant de troubles psychiatriques et ne concerne pas l’euthanasie active. Un premier référendum organisé en 2024 avait pourtant enregistré une majorité de 55% en faveur de cette disposition.

La mobilisation des opposants, soutenue par l’Église catholique et certains partis politiques, repose sur l’argumentaire d’une protection de la vie contre ce qu’ils qualifient de dérive éthique. Le chef du gouvernement a pour sa part appelé la population à soutenir le texte, soulignant le principe d’autodétermination et la dignité des personnes en fin d’existence.

Près d’1,7 million d’électeurs étaient conviés à exprimer leur position. Pour obtenir la suspension de la loi, les opposants devaient réunir une majorité représentant au moins 20% du corps électoral. Selon un récent sondage, une légère majorité de la population demeurait favorable à cette évolution législative.

Plusieurs États européens ont déjà légalisé différentes formes d’accompagnement de la fin de vie, créant un paysage législatif diversifié sur cette question éthique complexe. Le scrutin slovène s’inscrit dans ce débat plus large qui anime plusieurs sociétés européennes, où la question du choix personnel face à la souffrance extrême continue d’être discutée.

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