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Les Slovènes rejettent l’encadrement de la fin de vie volontaire

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Les premiers résultats du référendum organisé ce dimanche indiquent un rejet de la légalisation du suicide assisté, suspendue l’application d’une loi adoptée quelques mois plus tôt.

Les électeurs slovènes se sont prononcés contre la mise en œuvre de la législation sur l’accompagnement médical à la fin de vie. Selon les décomptes partiels, environ 53 % des suffrages exprimés ont rejeté le texte adopté en juillet dernier, contre 47 % qui soutenaient son entrée en vigueur. Ce résultat entraîne la suspension de son application pour une durée minimale d’un an.

Cette consultation populaire fait suite à une mobilisation citoyenne ayant recueilli les quarante mille signatures requises pour convoquer un référendum. Des associations civiques, appuyées par l’Église catholique et les formations politiques conservatrices, avaient contesté une disposition qu’elles présentaient comme favorisant « l’administration de substances létales aux patients âgés ou gravement malades ».

Le dispositif législatif initial autorisait les personnes en phase avancée ou terminale d’une affection incurable, tout en conservant leurs facultés mentales, à solliciter une assistance médicale pour mettre un terme à leur existence. Il excluait explicitement les cas de troubles psychiatriques et ne couvrait pas l’euthanasie active.

Plusieurs États européens disposent déjà de cadres juridiques similaires, à l’instar de la Suisse et de l’Autriche pour le suicide assisté, tandis que les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg autorisent l’euthanasie. La France examine parallèlement un projet de loi sur l’aide active à mourir.

Le Premier ministre Robert Golob avait appelé les citoyens à soutenir le texte, soulignant que « chacun doit pouvoir décider avec dignité des conditions de sa propre fin ». En face, les opposants invoquaient la défense d’une « culture de la vie » face à ce qu’ils qualifiaient de « culture de la mort ».

Le scrutin a mobilisé près de 1,7 million d’électeurs. Pour être suspendue, la loi devait recueillir une opposition représentant au moins 20 % du corps électoral. Le Parlement conserve la possibilité de représenter un nouveau projet de législation après l’expiration du délai d’un an. Un récent sondage indiquait qu’une majorité de Slovènes restait favorable à une forme d’encadrement de la fin de vie.

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