Monde
Les paramilitaires soudanais décrètent une trêve humanitaire de trois mois
Dans un conflit qui a déplacé des millions de personnes et provoqué une crise humanitaire d’ampleur, les Forces de soutien rapide annoncent un arrêt unilatéral des combats, tandis que l’armée régulière rejette les appels au cessez-le-feu.
Les Forces de soutien rapide, groupe paramilitaire soudanais, ont proclamé lundi une suspension unilatérale des hostilités pour une durée de trois mois. Cette initiative survient après le refus opposé par l’armée nationale à une proposition de cessez-le-feu élaborée par plusieurs pays médiateurs, dont les États-Unis, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte. Le conflit oppose depuis avril 2023 les troupes du général Abdel Fattah al-Burhane, qui dirige de facto le pays, aux hommes de son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, commandant des FSR.
Dans un message vidéo diffusé lundi, ce dernier a justifié sa décision par la volonté de répondre aux sollicitations internationales, évoquant notamment l’implication du président américain Donald Trump. Début novembre, les paramilitaires s’étaient déjà déclarés favorables à une trêve humanitaire, sans obtenir de réaction de la part de l’armée. Les affrontements se sont depuis poursuivis sans relâche.
De son côté, le général Burhane a qualifié d’« inacceptable » la dernière offre de cessez-le-feu, invitant les citoyens à rejoindre les lignes de front et dénonçant la partialité des médiateurs, en particulier les Émirats arabes unis, qu’il accuse de soutenir les FSR. Les autorités émiriennes ont fermement rejeté ces allégations, tout en déplorant l’obstruction systématique du chef de l’armée soudanaise face aux initiatives de paix.
La situation sur le terrain reste extrêmement tendue. Des organisations de défense des droits humains ont récemment dénoncé des exactions attribuées aux paramilitaires, incluant des exécutions sommaires et des viols, lors de la prise de la ville d’El-Facher. Par ailleurs, le général Burhane a vivement contesté les rumeurs selon lesquelles des islamistes des Frères musulmans influenceraient son commandement, tandis que le chef des FSR a exclu toute participation de ce mouvement, qu’il tient pour responsable de la tragédie vécue par le Soudan depuis trente ans.
Malgré les multiples tentatives de médiation, les belligérants ont régulièrement violé les précédents accords, rendant vains les efforts de négociation et prolongant une crise humanitaire décrite par les Nations unies comme la plus grave au monde. Le conflit a déjà causé des dizaines de milliers de morts et contraint des millions de personnes à fuir leurs foyers.
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