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Les invendus alimentaires bientôt accessibles aux salariés des grandes surfaces

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_**Le gouvernement simplifie les démarches pour permettre aux employés du secteur de récupérer des produits destinés à la benne, une mesure qui vise à réduire un gaspillage massif tout en préservant la priorité aux associations caritatives.**_

Une mesure attendue vient d’être annoncée par les autorités. Dès le printemps prochain, les salariés des commerces alimentaires pourront légalement repartir avec des produits invendus, sans que cela ne génère de formalités administratives dissuasives. Cette décision répond à un constat accablant. Chaque année, près de trois cent mille tonnes de denrées encore consommables finissent au rebut sur le territoire national.

Le ministre du Commerce a dénoncé des règles trop complexes qui favorisent la destruction de marchandises parfaitement aptes à la consommation. Il a souligné que le dispositif ne remettait en aucun cas en cause la priorité absolue accordée aux organisations d’aide alimentaire. Celles-ci conservent leur droit de premier recours sur les invendus des enseignes de plus de quatre cents mètres carrés, comme le prévoit la législation en vigueur depuis plusieurs années.

Toutefois, une partie des produits échappe à ces circuits de redistribution. Les associations peuvent en effet décliner certaines propositions, que ce soit en raison de volumes jugés insuffisants, de contraintes logistiques ou simplement parce que leurs besoins du jour sont déjà couverts. C’est précisément ce reliquat qui pourra désormais être proposé en interne.

Jusqu’à présent, cette pratique était fortement limitée par la réglementation. Les denrées offertes aux employés étaient assimilées à des avantages en nature, impliquant le versement de cotisations sociales. Un arrêté ministériel, qui devrait être publié dans les trois prochains mois, mettra fin à cette contrainte. Les salariés pourront ainsi bénéficier de produits comme des fruits et légumes au calibre imparfait ou des articles dont la date limite de consommation est proche.

Cette évolution réglementaire s’inscrit dans une volonté plus large de rationalisation et de lutte contre le gaspillage. Elle entend concilier efficacité sociale et pragmatisme économique, en offrant une seconde vie à des aliments qui, autrement, seraient purement et simplement détruits.

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