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Les ennemis historiques renouent le dialogue en terre helvétique

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_**Dans un contexte de tensions régionales persistantes, des échanges discrets se sont ouverts entre représentants américains et iraniens, sous médiation omanaise, pour tenter de désamorcer la crise nucléaire.**_

Les discussions se déroulent à l’abri des regards, dans une résidence officielle du sultanat d’Oman située près de Genève. Cette nouvelle séquence diplomatique, qui fait suite à une première rencontre à Mascate en février, vise avant tout à prévenir toute escalade militaire. Les échanges s’effectuent par l’intermédiaire de diplomates omanais, les délégations des deux pays n’ayant pas de contact direct.

Téhéran a laissé entendre percevoir une évolution dans l’attitude de Washington, qualifiée de plus pragmatique concernant le dossier atomique. Cette appréciation reste toutefois mesurée, les autorités iraniennes soulignant leur refus de toute concession sous la contrainte. De son côté, la Maison Blanche maintient une posture ferme, réaffirmant la possibilité d’une option militaire tout en participant au processus.

La rencontre intervient alors que des manœuvres militaires iraniennes se sont déroulées dans le détroit d’Orman, zone stratégique pour le transit pétrolier. Simultanément, la marine américaine conserve une présence significative dans la région. Le chef de la diplomatie iranienne, présent sur place depuis lundi, a rencontré son homologue omanais pour préciser les exigences de son pays, centrées sur la levée des sanctions économiques en échange de limitations concernant ses activités d’enrichissement d’uranium.

L’agenda des discussions demeure un point de désaccord fondamental. Les autorités iraniennes entendent circonscrire les pourparlers à la seule question nucléaire. Washington, à l’instar d’autres capitales, souhaite élargir le dialogue aux programmes de missiles balistiques et au soutien apporté par Téhéran à divers groupes armés au Moyen-Orient.

La pression économique exercée par les sanctions internationales pèse lourdement sur l’économie iranienne, marquée par une inflation élevée et une monnaie nationale affaiblie. Cette situation constitue un élément de contexte non négligeable pour les négociateurs iraniens, qui cherchent à obtenir un allègement des mesures restrictives. L’issue de ces pourparlers indirects, dont la durée n’est pas précisée, reste incertaine, chaque camp affichant publiquement sa détermination à défendre ses positions.

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