Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Les écosystèmes coralliens ont dépassé un seuil d’effondrement irréversible

Article

le

Une étude scientifique internationale révèle que les récifs coralliens tropicaux ont franchi un point de non-retour climatique, menaçant la survie de millions d’espèces marines et les communautés humaines qui en dépendent.

Les récifs coralliens à travers le monde ont désormais franchi un cap critique sous l’effet du réchauffement climatique. Cette conclusion émane d’une vaste recherche menée par près de 160 scientifiques, qui ont identifié le dépérissement massif des coraux comme l’un des premiers points de basculement écologique atteint à l’échelle planétaire. Les chercheurs soulignent le caractère irréversible de cette dégradation, susceptible de déclencher des conséquences en cascade sur l’ensemble des écosystèmes marins.

À 1,4 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels, les coraux des eaux tropicales subissent un blanchissement sans précédent. Ce phénomène, qui se produit lorsque les océans se réchauffent, conduit les polypes coralliens à expulser les algues symbiotiques qui leur fournissent nutriments et couleurs. Privés de cette relation vitale, les coraux dépérissent progressivement, laissant place à des squelettes calcaires qui finissent par s’éroder. Cette transformation affecte directement la subsistance de plusieurs centaines de millions de personnes et menace près d’un million d’espèces marines.

Les projections scientifiques indiquent qu’un réchauffement de 1,5 degré condamnerait la grande majorité des récifs coralliens mondiaux. Ce seuil pourrait être atteint dans les prochaines années en l’absence de réduction radicale des émissions de gaz à effet de serre. Les experts alertent sur le fait que cette limite, pourtant au cœur de l’Accord de Paris sur le climat, est désormais gravement compromise.

La publication de ces travaux intervient à un moment crucial des négociations internationales sur le climat. Les scientifiques appellent à une action immédiate et sans précédent de la part des décideurs politiques, notamment lors de la prochaine conférence climatique. Au-delà des constats alarmants, l’étude met également en lumière certains points de basculement positifs, comme le développement irréversible des énergies solaire et éolienne ou l’adoption croissante des véhicules électriques. Ces transitions technologiques pourraient engendrer des effets bénéfiques en cascade pour le climat, à condition d’être accélérées.

La communauté scientifique souligne l’urgence de prévenir le franchissement d’autres seuils critiques, comme la fonte irréversible des calottes glaciaires ou l’effondrement des courants océaniques. La préservation des derniers écosystèmes intacts, dont la forêt amazonienne qui accueillera la prochaine conférence climatique majeure, représente un enjeu déterminant pour l’avenir de la planète.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus