Société
L’ère Bayrou à Matignon s’achève dans le silence assourdissant de l’échec politique
Neuf mois après son arrivée à la tête du gouvernement, François Bayrou quitte Matignon, remplacé par Sébastien Lecornu. Un départ précipité qui marque l’échec d’une stratégie centriste promise au dialogue et au compromis.
La passation de pouvoir entre François Bayrou et Sébastien Lecornu s’est déroulée dans une sobriété remarquable, presque expéditive. Le président du MoDem a quitté l’hôtel Matignon après un discours concis, appelant une nouvelle fois au rassemblement et à l’invention d’un « monde nouveau ». Des formules désormais familières, mais qui n’ont pas suffi à enrayer sa chute.
L’éviction de François Bayrou intervient après le rejet de sa demande de confiance par l’Assemblée nationale, où seuls 194 députés ont soutenu son gouvernement. Un échec cuisant pour celui qui faisait de la recherche du consensus et de la « co-responsabilité » son credo politique. Les négociations avec les partenaires sociaux, tout comme les discussions budgétaires, n’ont pas produit les résultats escomptés.
Au sein de la majorité présidentielle, les critiques, bien que feutrées, sont sans appel. On souligne le paradoxe d’un Premier ministre arrivé avec pour mission de bâtir des compromis, mais qui s’est montré inflexible dans les tractations. Sa décision de solliciter un vote de confiance surprise, sans consultation préalable des groupes parlementaires, a été perçue comme une erreur stratégique majeure.
Si l’Élysée évite soigneusement toute condamnation publique, l’entourage présidentiel reconnaît le caractère inédit de la méthode employée. Emmanuel Macron lui-même aurait évoqué, en privé, l’idée de renoncer à ce vote. Preuve que la décision de François Bayrou a surpris jusqu’au sommet de l’État.
Pour beaucoup d’observateurs, cette succession rapide illustre les limites de l’exercice d’un pouvoir centriste dans un contexte parlementaire fragmenté. Le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a d’ores et déjà annoncé sa volonté de « ruptures » et promis une approche plus créative dans les relations avec l’opposition.
Reste désormais la question de l’avenir politique de François Bayrou. Ses proches affirment qu’il n’a jamais aspiré à Matignon pour lui-même, mais visait plutôt une forme d’influence durable. Président du MoDem jusqu’en 2027, il conserve une base politique, même si son rôle national semble désormais redéfini. Son soutien à d’éventuels prétendants à la présidentielle, comme Édouard Philippe ou Gabriel Attal, n’a rien d’acquis, tant les relations personnelles demeurent distantes.
La page Bayrou se tourne ainsi, dans une forme d’indifférence polie, loin des adieux emphatiques et des hommages appuyés.
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