Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’épreuve des urnes fragilise Mette Frederiksen

Article

le

_**La cheffe du gouvernement danois, jusqu’alors considérée comme la figure incontestée de la social-démocratie, voit son leadership ébranlé par les récents résultats électoraux locaux.**_

Le Parti social-démocrate a enregistré un net recul lors des scrutins municipaux et régionaux du 18 novembre, perdant près de la moitié des communes qu’il administrait, dont la symbolique capitale Copenhague. Ce revers intervient dans un contexte où la Première ministre affichait jusqu’ici une emprise solide sur la vie politique nationale. Malgré cet affaiblissement, l’actuelle dirigeante a fermement exclu toute démission, réaffirmant sa volonté de se maintenir au pouvoir.

Selon plusieurs observateurs politiques, la nécessité même pour Mette Frederiksen de préciser publiquement son intention de rester en poste traduit l’érosion de son autorité. Cette consultation locale constitue le deuxième échec électoral significatif pour les sociaux-démocrates depuis la formation de l’actuelle coalition gouvernementale en 2022, après leur défaite lors des élections européennes de l’année précédente.

La popularité personnelle de la Première ministre connaît également un déclin marqué. Les dernières enquêtes d’opinion indiquent que son taux d’approbation s’établissait à 36% à l’automne 2025, en net retrait par rapport aux 79% enregistrés au printemps 2020, au plus fort de la gestion de la pandémie.

Le prochain test électoral national interviendra au plus tard en novembre 2026, la cheffe de gouvernement disposant de la prérogative de fixer la date du scrutin. Des mesures budgétaires incluant d’importantes baisses d’impôts pourraient constituer un élément central de la stratégie gouvernementale en vue des législatives.

À la tête du Parti social-démocrate depuis 2015, Mette Frederiksen a su préserver son leadership interne malgré certaines controverses, dont la gestion contestée de l’abattage des visons durant la crise sanitaire. Son action récente se caractérise par un renforcement des politiques migratoires et un engagement international accru, notamment en faveur de l’Ukraine. L’absence de successeur clairement identifié au sein de sa formation politique pourrait cependant accentuer les tensions internes dans le contexte actuel.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus