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L’épouse du chef du gouvernement espagnol face à la justice

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La conjointe de Pedro Sánchez, Begoña Gómez, pourrait prochainement comparaître devant un tribunal. Un juge a requis son renvoi devant un jury populaire dans une affaire de présomption d’utilisation de moyens publics à des fins privées.

Le magistrat instructeur Juan Carlos Peinado estime que des éléments suffisants justifient l’ouverture d’un procès à l’encontre de Begoña Gómez. Il reproche à l’épouse du Premier ministre d’avoir sollicité une assistante rémunérée par l’administration pour des tâches liées à ses activités professionnelles extérieures, notamment dans le cadre de la direction d’un master à l’Université Complutense de Madrid. Selon le juge, cette assistante aurait été employée pour envoyer des courriels en rapport avec l’université ou encore pour des échanges suggérant des liens avec le groupe d’affaires Barrabés, susceptible d’avoir financé le programme académique dirigé par Mme Gómez.

La décision de renvoi devant un tribunal, qui reste susceptible d’appel, concerne également l’assistante en question ainsi que la personne ayant procédé à son recrutement. Le magistrat souligne dans ses réquisitions que l’amitié personnelle préexistante entre Begoña Gómez et cette collaboratrice pourrait indiquer un détournement de ressources publiques au profit d’intérêts privés. Lors de son audition en septembre, Mme Gómez avait pour sa part nié toute faute, affirmant n’avoir demandé que ponctuellement l’envoi de quelques messages et précisant que son assistante ne l’avait jamais aidée dans ses fonctions professionnelles.

Cette procédure s’inscrit dans un contexte judiciaire plus large touchant l’entourage du chef du gouvernement. Begoña Gómez fait également l’objet, depuis avril 2024, d’une enquête pour corruption et trafic d’influence. Elle est soupçonnée d’avoir utilisé la position de son mari pour obtenir des financements, en particulier auprès de l’homme d’affaires Juan Carlos Barrabés. Le frère de Pedro Sánchez, David Sánchez, est quant à lui attendu prochainement à la barre dans une affaire distincte de détournement de fonds et trafic d’influence.

Le climat judiciaire autour de l’exécutif alimente les tensions politiques. Le Premier ministre a dénoncé à plusieurs reprises ce qu’il présente comme des manœuvres diffamatoires orchestrées par l’opposition de droite et l’extrême droite. L’actualité judiciaire espagnole reste marquée par plusieurs dossiers sensibles, dont celui concernant l’ancien numéro trois du Parti socialiste, Santos Cerdán, actuellement en détention provisoire dans une affaire de corruption liée à des marchés publics.

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