Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

L’empreinte motrice de l’humanité dépasse celle de toute la faune terrestre

Article

le

Une étude révèle que l’activité locomotrice humaine, ne serait-ce que par la marche, génère un déplacement de biomasse sans équivalent dans le règne animal sauvage.

La mobilité humaine représente à elle seule un phénomène biophysique d’une ampleur inédite. Selon les travaux publiés dans Nature Ecology & Evolution, le simple fait de marcher engendre annuellement un mouvement de biomasse estimé à 600 gigatonnes-kilomètres. Ce chiffre surpasse les déplacements cumulés de l’ensemble de la faune terrestre sauvage, qui se situent entre moins de 100 et moins de 400 gigatonnes-kilomètres par an.

L’écart devient vertigineux lorsque l’on intègre les transports motorisés. Le mouvement biomasse humain global dépacerait ainsi quarante fois celui des oiseaux, arthropodes et mammifères sauvages réunis. Les grandes migrations animales, pourtant spectaculaires, deviennent marginales comparées aux flux humains, comme l’illustre le rassemblement planétaire lors d’événements tels que la Coupe du monde.

La marche constitue environ un septième de cette mobilité totale, devançant encore le transport aérien et ferroviaire. Seuls les écosystèmes marins profonds, dominés par le plancton et les poissons, présentent des mouvements de biomasse comparables à l’échelle planétaire.

La recherche établit par ailleurs un constat historique frappant. Depuis 1850, début de l’ère industrielle, les océans auraient perdu près de 60% de leurs mouvements de biomasse, principalement en raison des activités de pêche intensive et de la chasse à la baleine. Cette évolution coïncide avec une multiplication par sept de la population humaine, passée de 1,2 à 8,2 milliards d’individus.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus