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L’ELN prône une alliance des guérillas face à la pression américaine

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_**Le commandant de la guérilla colombienne de l’Armée de libération nationale se dit prêt à unir les factions rebelles pour contrer une éventuelle intervention militaire des États-Unis dans la région.**_

Le chef de l’ELN, connu sous le nom d’Antonio Garcia, a exprimé son soutien à une proposition de sommet des commandants insurgés. Cette initiative, lancée la semaine dernière par le principal chef dissident des anciennes FARC, Ivan Mordisco, vise à coordonner une réponse face aux menaces répétées de Washington. Le contexte régional, marqué par des tensions diplomatiques et des opérations militaires ciblées, semble avoir accéléré cette dynamique de rapprochement entre groupes armés.

Les deux organisations, qui dénoncent un prétendu plan américain pour contrôler les ressources naturelles colombiennes, rassembleraient près de 9 400 combattants selon les estimations militaires. Leurs activités s’exercent principalement le long de la frontière poreuse avec le Venezuela, une zone stratégique pour les trafics de stupéfiants et l’exploitation minière illégale. Les déclarations du commandant Garcia interviennent alors que les services de renseignement colombiens soupçonnent une partie de la direction de l’ELN de résider au Venezuela, utilisé comme base arrière.

Cette volonté affichée d’union coïncide avec une phase de désescalade verbale entre Bogota et Washington. Le président colombien Gustavo Petro et son homologue américain ont récemment convenu d’actions conjointes contre les groupes narcotrafiquants, après des mois de relations tendues. Une rencontre entre les deux dirigeants est d’ailleurs prévue début février. Les autorités colombiennes interprètent la proposition d’alliance des guérillas comme une réaction à la pression militaire accrue qui pèse sur elles.

Les pourparlers de paix engagés par le gouvernement Petro avec l’ELN sont actuellement au point mort. Ils ont été suspendus après une attaque meurtrière attribuée à la guérilla dans la région du Catatumbo. Le ministre de la Défense a récemment estimé que les chefs rebelles, conscients de la menace, chercheraient désormais à consolider leurs positions. Dans ses déclarations, le commandant Garcia a pour sa part nié tout exode de combattants depuis le Venezuela, affirmant que son organisation restait focalisée sur le territoire colombien.

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