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L’Éducation nationale reconnaît des manquements après le décès d’une directrice d’école

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L’institution admet des failles dans l’accompagnement d’une enseignante confrontée à des actes homophobes, tandis que sa conjointe dénonce l’absence de mise en cause des responsables.

Le ministère de l’Éducation nationale a rendu publiques les conclusions d’une enquête administrative diligentée à la suite du décès d’une directrice d’école dans le Cantal. Le rapport évoque une défaillance institutionnelle dans le soutien apporté à cette professeure, qui estimait ne pas avoir bénéficié d’un soutien suffisant de sa hiérarchie face à des tensions avec certaines familles. Il relève également que des décisions administratives, prises dans une application rigide des textes, ont pu être perçues comme des injustices, privant l’intéressée d’une reconnaissance attendue de la part de l’institution.

La conjointe de l’enseignante a exprimé un sentiment mitigé, relevant que si la reconnaissance d’une faute est un premier pas, le document n’identifie pas nominativement les responsables. Elle a par ailleurs regretté la lenteur de la procédure, soulignant que des alertes syndicales antérieures, évoquant un danger pour l’intégrité de l’agent, étaient restées sans réponse. Une plainte a été déposée contre l’administration et contre l’édile de la commune où était situé l’établissement scolaire.

Face à ces conclusions, le ministère annonce le renforcement de la formation des cadres à la gestion des situations de détresse psychologique. L’objectif affiché est d’insuffler davantage d’humanité et de discernement dans les processus de gestion des ressources humaines. Des représentants syndicaux ont salué cette reconnaissance tout en pointant des dysfonctionnements connus de longue date, selon eux, au sein de l’institution.

L’enseignante faisait l’objet, depuis l’automne 2023, d’actes homophobes, dont des inscriptions injurieuses sur les murs de son école. Une enquête judiciaire ouverte à ce sujet avait été classée au printemps 2025. En arrêt maladie, elle s’était vue proposer une mutation à proximité pour la rentrée suivante, mais n’avait pas pu reprendre ses fonctions.

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