Planète
L’écart abyssal entre les engagements climatiques et l’objectif de Paris
Les projections onusiennes révèlent l’insuffisance criante des stratégies nationales pour contenir le réchauffement planétaire, malgré une inflexion timide des émissions mondiales.
Les contributions climatiques déposées par les États conduiraient à une réduction d’à peine 10 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, selon le dernier bilan des Nations unies. Cette trajectoire se situe très en deçà des impératifs scientifiques, qui exigent une baisse de 60 % par rapport aux niveaux de 2019 pour respecter l’objectif de 1,5 °C fixé par l’accord de Paris. Le constat intervient à quelques jours du sommet international de Belem, précédant la COP30.
Le tableau dressé par l’ONU reste partiel, près d’une centaine de pays n’ayant pas transmis leurs feuilles de route dans les délais impartis. Parmi les absents figurent des acteurs majeurs tels que la Chine et l’Union européenne, ce qui prive les experts d’une vision globale de l’effort collectif. Les données recueillies ne couvrent ainsi qu’un tiers des émissions mondiales, limitant la portée des prévisions.
Malgré cette vision fragmentaire, les tendances observées confirment un éloignement marqué par rapport aux scénarios recommandés. Les engagements actuels, s’ils étaient intégralement appliqués, placeraient la planète sur une voie de réchauffement située entre 2,1 et 2,8 °C d’ici la fin du siècle. Une perspective que renforcent les retards accumulés et les incertitudes politiques, à l’image du revirement attendu des États-Unis suite aux récentes élections.
Si les émissions mondiales commencent à fléchir, cette inflexion reste nettement insuffisante au regard de l’urgence climatique. Les petits États insulaires, particulièrement vulnérables, dénoncent l’immobilisme des grandes puissances et appellent à un sursaut immédiat. La question de la sortie des énergies fossiles s’annonce comme un point central des négociations lors de la prochaine conférence climat.
La communauté scientifique rappelle que le dépassement temporaire du seuil de 1,5 °C devient de plus en plus probable, mais souligne qu’un retour en deçà de cette limite reste possible grâce à un déploiement accéléré des technologies de captage du carbone et à une préservation renforcée des écosystèmes. Cette éventualité n’en demeure pas moins périlleuse, un réchauffement même provisoire pouvant engendrer des bouleversements irréversibles.
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