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Le Venezuela accuse le Salvador de traitements inhumains envers ses ressortissants

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Des allégations graves de violences et de conditions carcérales déplorables ont été portées contre les autorités salvadoriennes après le rapatriement de 252 détenus.

Les autorités vénézuéliennes ont ouvert une enquête pour crimes contre l’humanité visant le président salvadorien Nayib Bukele et son gouvernement. Cette décision fait suite au retour au pays de 252 ressortissants vénézuéliens, précédemment incarcérés dans un centre de détention de haute sécurité au Salvador. Ces derniers affirment avoir subi des sévices physiques et psychologiques durant leur détention.

Selon les témoignages recueillis par le ministère public vénézuélien, les détenus auraient été placés dans des cellules insalubres, privés de lumière naturelle et de ventilation, et soumis à des violences systématiques. Plusieurs d’entre eux évoquent des agressions sexuelles, des passages à tabac et une alimentation impropre à la consommation. Les prisonniers n’auraient eu aucun accès à une assistance juridique ou à leurs proches pendant leur incarcération.

Le rapatriement de ces individus s’inscrit dans le cadre d’un accord entre Caracas et Washington, qui a également conduit à la libération de dix Américains détenus au Venezuela. Les États-Unis avaient initialement expulsé ces Vénézuéliens en mars, les accusant d’appartenir à un réseau criminel désigné comme organisation terroriste.

Les familles des rapatriés, soulagées mais toujours dans l’attente de retrouvailles, dénoncent des arrestations arbitraires. Des organisations de défense des droits humains ont rappelé que plusieurs de ces migrants avaient entamé des démarches d’asile avant leur expulsion, ce qui rend leur détention particulièrement controversée.

Les tensions diplomatiques entre le Venezuela et le Salvador s’intensifient, tandis que Caracas réclame une intervention internationale pour examiner ces allégations. Le gouvernement vénézuélien, lui-même sous le feu des critiques pour des violations présumées des droits de l’homme, se pose désormais en défenseur de ses citoyens à l’étranger.

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