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Le transfert controversé de détenus djihadistes vers l’Irak

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_**L’opération américaine de déplacement massif de prisonniers de l’État islamique, dont des ressortissants européens, suscite des tensions diplomatiques et des craintes sécuritaires.**_

Une opération de transfert de détenus liés à l’organisation État islamique a été engagée cette semaine par les autorités américaines, depuis le nord-est de la Syrie vers le territoire irakien. Cette initiative concerne plusieurs milliers d’individus, parmi lesquels figurent des ressortissants de pays européens. Le Premier ministre irakien a immédiatement interpellé ses homologues européens, les exhortant à assumer le rapatriement de leurs citoyens, une demande restée jusqu’alors sans suite.

Cette évolution survient dans un contexte sécuritaire régional en pleine reconfiguration. Les forces kurdes syriennes, qui géraient jusqu’ici des centres de détention et des camps dans les zones qu’elles contrôlaient, se sont retirées sous la pression de l’armée régulière syrienne. Ce retrait a créé une situation de grande instabilité, notamment dans le vaste camp d’al-Hol, où sont hébergées des dizaines de milliers de personnes, en majorité des femmes et des enfants de combattants. Des sources évoquent des évasions ayant profité de ce vide sécuritaire temporaire.

Les organisations humanitaires présentes sur le terrain font état de conditions précaires. L’accès au camp d’al-Hol a été restreint en raison des tensions, perturbant les distributions de nourriture et d’eau. Certains locaux utilisés par les agences d’aide ont même été incendiés. Un camp plus petit, Roj, demeure sous l’autorité des forces kurdes et abrite notamment des familles de combattants étrangers.

Les capitales européennes suivent la situation avec une vive inquiétude. Bruxelles a exprimé sa profonde préoccupation face aux risques d’évasion et à l’instabilité générée par ces mouvements de populations et de prisonniers. La question du devenir judiciaire de ces individus, et notamment des combattants étrangers, reste entière, opposant souvent les principes de sécurité nationale aux impératifs juridiques et humanitaires.

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