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Le tennis français plonge dans ses heures les plus sombres à Melbourne

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L’édition 2026 de l’Open d’Australie s’est achevée par une débâcle historique pour les représentants tricolores, renvoyant la nation à des périodes de disette que l’on croyait révolues.

La campagne australienne s’est conclue sans le moindre représentant français dans la seconde semaine de la compétition, un constat sévère pour l’ensemble des tennismen et tenniswomen. Chez les hommes, Corentin Moutet a été le dernier à quitter la lice, stoppé sans grande surprise par Carlos Alcaraz au troisième tour. Cette élimination, bien que logique face au favori, a au moins permis d’éviter un scénario encore plus noir, celui d’une absence totale au stade des trente-deuxièmes de finale. Un écueil qui n’avait plus été rencontré à Melbourne depuis plus de trois décennies.

Cette contre-performance collective invite à un retour en arrière peu glorieux. Les archives rappellent que les périodes de vaches maigres ne sont pas inédites dans l’histoire du tennis hexagonal. Entre la fin des années soixante et le début des années quatre-vingt, l’incapacité à franchir le deuxième tour des tournois majeurs était presque devenue une habitude, avec des séquences particulièrement douloureuses sur le gazon de Wimbledon ou le ciment de Flushing Meadows. La situation actuelle, bien que préoccupante, ne constitue donc pas un précédent absolu, mais elle marque un net recul après des décennies ponctuées de figures emblématiques et de résultats significatifs.

Le tableau féminin n’est pas épargné par cette traversée du désert. Après l’élimination précoce de Varvara Gracheva, aucune Française n’a réussi à se hisser au-delà du deuxième tour. Cette tendance, qui s’est accentuée ces dernières saisons, contraste avec la relative régularité dont avaient fait preuve les générations précédentes, portées par des championnes de renom. Si des étincelles isolées, comme le parcours de Lois Boisson à Roland-Garros l’an passé, ont pu redonner espoir, la dynamique globale reste alarmante et souligne un déficit de performance sur la scène internationale.

Au final, cette édition australienne 2026 s’inscrit comme la plus mauvaise de ces quarante-cinq dernières années pour le tennis tricolore dans ce tournoi spécifique. Pour retrouver un bilan aussi faible, il faut remonter à 1981, une époque où les espoirs s’arrêtaient également au deuxième tour chez les messieurs et dès le premier tour chez les dames. Ce résultat sonne comme un avertissement sérieux et interroge sur la capacité de la relève à retrouver le chemin des sommets dans un paysage mondial toujours plus compétitif.

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