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Le Sri Lanka se relève, une consultation à la fois

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Deux semaines après le passage du cyclone Ditwah, les besoins médicaux restent immenses. Dans la ville de Chilaw, une aide internationale tente de pallier la paralysie des structures sanitaires locales.

À l’aube, une file silencieuse et patiente serpente déjà devant les tentes blanches érigées en urgence. Ici, à Chilaw, sur la côte occidentale du Sri Lanka, l’accès aux soins est devenu une course contre la montre pour des milliers de sinistrés. Le cyclone Ditwah, le plus violent qu’ait connu le pays depuis des décennies, a laissé derrière lui un système de santé exsangue et une population vulnérable, confrontée à la fois aux blessures immédiates et aux risques sanitaires persistants.

Les établissements publics, comme l’hôpital principal de la ville, ont été durement touchés par les inondations et peinent à retrouver leur pleine capacité opérationnelle. Pour combler ce vide, une équipe médicale internationale a pris position. Composée de trente-et-un membres et soutenue par des interprètes locaux, cette mission dépêchée par le Japon prodigue des consultations sous des abris provisoires, équipés de générateurs et de matériel médical acheminé spécialement.

Les pathologies rencontrées témoignent des conditions de vie précaires qui suivent la catastrophe. Les médecins traitent en priorité des affections cutanées, des troubles respiratoires et des maladies infectieuses, dont la propagation est favorisée par les eaux stagnantes. La capacité d’accueil, limitée à environ cent cinquante patients par jour, est rapidement saturée, contraignant de nombreuses personnes à repartir sans avoir été examinées, avec la promesse de revenir au petit matin suivant.

Pour les habitants, chaque consultation obtenue représente une étape cruciale vers le retour à une vie normale. Elle permet de soigner une blessure qui empêchait de déblayer sa maison, ou de recevoir un traitement pour une infection contractée dans les boues. Au-delà des soins, cette présence médicale offre un répit dans un quotidien marqué par la perte et la reconstruction.

Les autorités nationales ont lancé un appel au soutien de la communauté internationale pour accompagner la longue phase de relèvement qui s’annonce. Sur le terrain, tandis que la file d’attente avance lentement devant le centre de Chilaw, chaque minute de consultation constitue une pierre ajoutée à l’édifice fragile de la résilience collective.

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