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Politique

Le RN conditionne son soutien budgétaire à des allègements fiscaux et une réduction des dépenses

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Le groupe parlementaire du Rassemblement national a fait savoir qu’il ne renverserait pas l’exécutif si le prochain budget intégrait ses principales revendications économiques, tout en exprimant un profond scepticisme quant à la capacité du gouvernement à les concrétiser.

Le député Jean-Philippe Tanguy a indiqué que son groupe s’abstiendrait de toute motion de censure contre le gouvernement Lecornu si le projet de loi de finances incluait des réductions d’impôts pour les catégories modestes et moyennes, accompagnées d’une diminution effective des dépenses publiques. Cette position a été exposée lors d’une intervention télévisée où l’élu a qualifié de « miraculeuse » l’éventualité d’une telle orientation budgétaire.

Ces déclarations font écho aux propos tenus la veille par le ministre des Finances, qui avait évoqué lors d’une réunion avec ses alliés des propositions de baisse fiscale, particulièrement en faveur du travail, tout en insistant sur la nécessaire corrélation entre réforme fiscale et maîtrise des dépenses. Le gouvernement affirme vouloir concilier soulagement de la pression fiscale et rigueur budgétaire.

Le représentant du RN a toutefois manifesté une franche défiance à l’égard de ces annonces, rappelant que les promesses similaires des années précédentes s’étaient selon lui systématiquement soldées par des hausses d’impôts et l’absence de véritables économies. Cette méfiance explique en partie la position ambiguë du parti, qui milite depuis plusieurs semaines pour une dissolution de l’Assemblée tout en maintenant une stratégie parlementaire conditionnelle.

La clarification apportée par Jean-Philippe Tanguy modifie substantiellement l’équilibre des forces à l’Assemblée. En écartant provisoirement la menace d’une censure venue de ses rangs, le Rassemblement national pourrait indirectement favoriser la recherche d’un compromis avec d’autres formations, notamment les socialistes, dont le soutien deviendrait déterminant pour la survie du gouvernement. Cette configuration place désormais le Parti socialiste dans une position pivot, capable d’infléchir substantiellement les négociations budgétaires.

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