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Le retour des dépouilles, ultime étape après le 7 octobre

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Alors que les derniers corps d’otages sont rapatriés de Gaza, les familles israéliennes espèrent enfin pouvoir tourner la page du drame survenu en octobre 2023.

Elad Or exprime un sentiment partagé par de nombreuses familles israéliennes. Il souhaite que son frère Dror, disparu lors des événements du 7 octobre, puisse reposer en terre israélienne. Ce fromager du kibboutz Beeri figure parmi les quatre dernières dépouilles encore retenues dans la bande de Gaza, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu négocié sous médiation internationale.

Le processus de restitution progressive des victimes se poursuit. Le mouvement Hamas a libéré les vingt otages encore en vie et rendu les restes de vingt-quatre personnes décédées sur les vingt-huit recensées. Cette démarche s’inscrit dans un échange contre la libération de près de deux mille détenus palestiniens.

Pour les proches des disparus, cette attente représente une épreuve supplémentaire. Elad Or confie la difficulté de se trouver parmi les dernières familles à attendre le retour d’un être cher, alors que la majorité des cas ont été résolus. Son frère Dror avait été enlevé avec son épouse Yonat, tous deux tués lors de l’attaque. Leurs deux enfants adolescents, libérés lors d’une précédente trêve, avaient découvert avec douleur le sort de leurs parents.

Les cérémonies funéraires se succèdent désormais across le pays, rassemblant parfois plusieurs milliers de personnes. Lors des obsèques du colonel Assaf Hamami à Tel-Aviv, son épouse Saphir a évoqué la douleur mêlée de soulagement que représente ce retour. Bien que différente de ce qu’elle aurait espéré, cette issue permet aux familles de recommencer à vivre après deux années de suspens.

La mère du soldat Itay Chen, autre victime du 7 octobre, a souligné l’importance pour l’État d’assurer le retour de tous ses citoyens. Cette obligation morale constitue selon elle un principe fondamental de la société israélienne.

L’identification des dépouilles au Centre national de médecine légale de Tel-Aviv représente la dernière étape de ce processus douloureux. Le docteur Chen Kugel, qui dirige ces opérations, décrit la charge émotionnelle particulière de ce travail. Les spécialistes doivent maintenir une distance professionnelle durant l’examen, avant de découvrir l’identité et l’histoire personnelle des défunts à travers les médias. Cette réhumanisation progressive des victimes crée un lien particulier avec celles et ceux qui ont perdu la vie durant ces événements.

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