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Le retour de la DEA en Bolivie scelle un virage stratégique

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Le chef antidrogue bolivien annonce une coopération renouvelée avec les États-Unis et une offensive contre les filières de cocaïne, marquant une rupture avec les politiques des gouvernements précédents.

Le vice-ministre bolivien chargé des substances contrôlées a confirmé le retour prochain de l’Agence américaine de lutte contre les stupéfiants sur le territoire national. Cette décision intervient dans le cadre du rétablissement des relations diplomatiques entre La Paz et Washington, après leur interruption en 2008. Le responsable a souligné que cette collaboration s’inscrit dans une refonte complète de la stratégie antidrogue du pays.

Le gouvernement du président Rodrigo Paz, entré en fonction début novembre, entend rompre avec l’approche suivie sous les mandats d’Evo Morales et de Luis Arce. La nouvelle administration promeut une ouverture internationale, incluant un partenariat renforcé avec les États-Unis, les pays voisins et l’Europe. Le partage de renseignements avec la DEA constituera un pilier de cette coopération.

La relance de la lutte contre le trafic de cocaïne s’accompagne d’un volet consacré à l’éradication des plantations illicites de coca. Le vice-ministre a qualifié d’« exorbitants » les volumes actuels de production, évoquant une estimation annuelle avoisinant les 300 tonnes. Il a également pointé l’efficacité accrue des méthodes de transformation, qui permettent aujourd’hui d’obtenir davantage de cocaïne avec une surface cultivée moindre.

Cependant, la Bolivie se heurte à des limitations matérielles importantes. Une partie de sa flotte aérienne est immobilisée, et le manque de carburant ou de pièces détachées entrave les opérations sur le terrain. Ces difficultés opérationnelles surviennent dans un contexte économique dégradé, qualifié par le président Paz de pire crise depuis quarante ans.

La priorité affichée est de mettre un terme à l’isolement du pays et de mobiliser des appuis extérieurs pour combattre les réseaux criminels. Le gouvernement souhaite ainsi incarner une nouvelle ère de coopération internationale, tournant le dos à une période marquée par des tensions diplomatiques et des contraintes politiques internes.

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