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Société

Le réchauffement climatique stimule la consommation de produits sucrés aux États-Unis

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Une étude scientifique établit un lien direct entre l’augmentation des températures et la hausse de la consommation de boissons sucrées et de desserts glacés, particulièrement dans les populations vulnérables.

La relation entre climat et comportements alimentaires fait l’objet de nouvelles investigations scientifiques. Des chercheurs ont analysé les achats alimentaires de ménages américains sur une période de quinze ans, en les confrontant aux données météorologiques locales. Leurs travaux mettent en lumière une corrélation significative entre les pics de chaleur et l’augmentation de la consommation de sucre ajouté.

Pour chaque élévation de un degré Celsius dans une fourchette de températures modérées à élevées, la prise quotidienne de sucre supplémentaire s’élève en moyenne de 0,70 gramme. Cette tendance s’explique principalement par un recours accru aux sodas, aux jus industriels et aux crèmes glacées. Les scientifiques soulignent que les populations aux revenus modestes ou moins éduquées sont les plus touchées par ce phénomène.

Les projections pour la fin du siècle sont préoccupantes. Dans les scénarios climatiques les plus défavorables, les foyers défavorisés pourraient absorber jusqu’à cinq grammes de sucre ajouté supplémentaire par jour. Cette tendance contraste avec les recommandations sanitaires officielles, qui préconisent de ne pas dépasser 24 grammes par jour pour les femmes et 36 grammes pour les hommes.

Au-delà de 30 degrés Celsius, la courbe de consommation se stabilise, suggérant une adaptation précoce des habitudes alimentaires. Les auteurs de l’étude considèrent cette observation comme particulièrement révélatrice des mécanismes d’ajustement face aux stress thermiques.

Cette recherche soulève des questions importantes sur les implications sanitaires du changement climatique. Une alimentation déséquilibrée, riche en sucres ajoutés, constitue l’un des principaux facteurs de risque pour les maladies non transmissibles, dont les pathologies cardiométaboliques représentent une part croissante de la mortalité mondiale.

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