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Politique

Le PS engage un bras de fer budgétaire avec le gouvernement

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Les députés socialistes multiplient les pressions pour infléchir le projet de finances publiques, qu’ils jugent socialement régressif, tout en évitant une crise institutionnelle.

À l’approche du scrutin sur les motions de censure, le Parti socialiste affine sa stratégie pour imposer des corrections substantielles au projet de loi de finances. Les élus du groupe affichent leur détermination à modifier profondément un texte qu’ils qualifient de socialement injuste, sans pour autant précipiter la chute de l’exécutif. Cette position délicate les place sur un équilibre politique complexe, entre exigences programmatiques et responsabilité institutionnelle.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a salué certaines avancées obtenues après négociations, tout en précisant que ces concessions ne représentaient qu’une première étape. Les parlementaires entendent maintenant peser de tout leur poids dans le débat budgétaire, notamment par le biais d’amendements ciblés. Plusieurs priorités émergent dans leur feuille de route parlementaire, dont la taxation des grandes fortunes et la protection du pouvoir d’achat des classes moyennes.

Parmi les instruments envisagés, la proposition d’un impôt sur les patrimoines exceptionnels figure en bonne place. Les socialistes souhaitent également revoir la fiscalité des ménages et s’opposent fermement au relèvement des participations financières dans le domaine de la santé. La députée Dieynaba Diop a confirmé que son groupe comptait « combattre pied à pied » les dispositions qu’il estime défavorables aux catégories populaires.

La question du vote final suscite des débats stratégiques au sein de la formation. Plusieurs scénarios sont examinés, depuis le rejet pur et simple du budget jusqu’à un soutien conditionnel, en passant par des alliances ponctuelles avec d’autres forces politiques. Un collaborateur parlementaire évoque cette situation délicate en parlant de « marche sur une ligne de crête », illustrant la difficulté de concilier opposition politique et stabilité gouvernementale.

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