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Le PS à l’assaut de Matignon malgré un équilibre parlementaire précaire

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Alors que le gouvernement Bayrou vacille, les socialistes tentent de convaincre de leur capacité à former une alternative gouvernementale, malgré l’hostilité de La France insoumise et les réticences de la majorité présidentielle.

Le Parti socialiste affirme détenir la clé d’une sortie de crise institutionnelle, alors que l’exécutif actuel pourrait être renversé dès lundi prochain. Selon ses dirigeants, la nomination d’un Premier ministre issu de ses rangs constituerait l’unique issue possible face à une situation sociale tendue et à une Assemblée nationale sans majorité claire. Cette perspective a gagné en crédibilité après les déclarations du président du groupe LR, Laurent Wauquiez, qui s’est dit prêt à ne pas s’opposer systématiquement à un gouvernement de gauche exempt de représentants de LFI.

Pour autant, les socialistes devront composer avec une arithmétique parlementaire des plus fragiles. Leur base potentielle, incluant écologistes et communistes, ne représenterait qu’environ 120 sièges, loin de la majorité absolue. Les républicains insistent sur leur refus de toute concession concernant la réforme des retraites, un dossier qui reste une ligne rouge pour la majorité sortante. Le président Macron lui-même demeure réticent à un revirement sur ce sujet.

La stratégie socialiste repose sur un changement de méthode gouvernementale, avec l’abandon du 49.3 et la recherche de compromis au cas par cas, notamment avec les centristes. Certains élus de la majorité présidentielle saluent d’ailleurs l’évolution des propositions budgétaires du PS, qui prévoit une réduction du déficit de moitié par rapport au projet de François Bayrou.

Dans l’entourage du chef de l’État, on évoque plutôt l’éventualité d’une personnalité proche de sa « zone de confort » mais capable de négocier une abstention constructive avec les socialistes. Reste à savoir si cette option satisferait un PS qui mise sur une prise directe du pouvoir, malgré le risque d’usure que représenterait une expérience gouvernementale sous contraintes parlementaires aussi fortes.

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