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Le projet Ferrograo divise la COP30

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Alors que le Brésil accueille le sommet climatique en Amazonie, un ambitieux projet ferroviaire destiné aux exportations agricoles suscite de vives tensions entre partisans du développement économique et défenseurs des territoires autochtones.

La construction d’une ligne ferroviaire de près de mille kilomètres à travers l’Amazonie brésilienne s’invite dans les débats de la conférence internationale sur le climat. Nommé Ferrograo, ce projet vise principalement à désenclaver les régions productrices de céréales du Mato Grosso, dont les récoltes représentent près du tiers de la production nationale. Les promoteurs du chantier mettent en avant ses avantages logistiques pour l’exportation du soja et du maïs vers les ports fluviaux du nord du pays.

Les organisations agricoles soutiennent que cette infrastructure moderniserait considérablement le transport des marchandises, réduisant à la fois les coûts d’acheminement et l’empreinte carbone du secteur. Elles estiment que le report du trafic routier vers le rail diminuerait les émissions de gaz à effet de serre tout en dynamisant les exportations brésiliennes.

Cependant, les communautés autochtones et les défenseurs de l’environnement expriment une opposition ferme. Ils redoutent les conséquences du projet sur l’écosystème amazonien et sur les populations riveraines. La perspective d’une augmentation massive du trafic fluvial depuis le port de Miritituba, situé sur le fleuve Tapajós, inquiète particulièrement les habitants qui dénoncent déjà les perturbations causées par le transport des barges.

Le dossier se trouve actuellement dans l’attente d’une décision de la Cour suprême brésilienne. Le processus d’autorisation environnementale, suspendu depuis plusieurs années, a récemment connu de nouveaux développements judiciaires sans qu’un calendrier définitif ne soit établi. Cette incertitude juridique n’empêche pas la mobilisation des opposants, qui profitent de la tenue de la COP30 à Belém pour interpeller la communauté internationale sur ce qu’ils considèrent comme une contradiction avec les engagements écologiques du gouvernement brésilien.

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