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Le plus vieux conquérant des terres émerge des limons du temps

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Il y a 350 millions d’années, un reptile inconnu a marqué l’histoire en quittant définitivement les océans, laissant derrière lui des empreintes fossilisées qui révolutionnent notre compréhension de l’évolution.

Une découverte majeure en Australie vient de réécrire l’histoire de la vie sur Terre. Sur une dalle de grès vieille de 350 millions d’années, des empreintes de pattes griffues ont été identifiées comme celles du plus ancien amniote connu, un ancêtre direct des reptiles, oiseaux et mammifères actuels. Ces traces, révélées par une équipe internationale, témoignent du moment clé où la vie a définitivement colonisé les continents.

Les marques, parfaitement préservées, décrivent le passage d’une créature semblable à un lézard, mesurant entre 60 et 80 centimètres. Les analyses suggèrent que l’animal se déplaçait sur un sol humide, probablement après une averse, laissant des empreintes profondes avec ses griffes. Ces détails anatomiques confirment qu’il appartenait au groupe des amniotes, capables de se reproduire hors de l’eau grâce à des œufs protégés par une coquille ou une membrane interne.

Cette trouvaille repousse de 35 à 40 millions d’années l’apparition des premiers amniotes, resserrant considérablement la chronologie de l’évolution. Jusqu’ici, les scientifiques estimaient que la transition entre les tétrapodes aquatiques et les espèces terrestres avait pris plus de temps. Les nouvelles données suggèrent une adaptation bien plus rapide, bouleversant les modèles établis.

Par ailleurs, cette découverte remet en question la fameuse « lacune de Romer », une période du Dévonien supposée pauvre en fossiles de tétrapodes. Les preuves s’accumulent désormais pour affirmer que cette époque fut au contraire marquée par une diversification explosive des espèces. Des fouilles récentes au Groenland laissent entrevoir d’autres surprises, avec des fossiles inédits qui pourraient encore modifier notre vision de l’évolution.

Ces empreintes, véritables « fenêtres sur un monde disparu », illustrent la complexité et la rapidité des transformations qui ont permis à la vie de s’affranchir des océans. Chaque nouvelle découverte, comme celle-ci, éclaire un peu plus le puzzle fascinant de nos origines.

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