Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Le PDG d’Hermès dévoile les manœuvres insistantes de Jeffrey Epstein

Article

le

_**Le dirigeant du sellier français, Axel Dumas, a révélé les multiples tentatives du financier américain pour établir un contact, toutes restées sans suite.**_

Lors d’un échange avec la presse, le président d’Hermès a fait la lumière sur ses rares et brèves interactions avec Jeffrey Epstein. Il a indiqué que leur unique rencontre physique remontait à mars 2013, lors d’une visite d’ateliers à Pantin. Le financier américain s’était invité sans annonce préalable au sein d’un groupe accompagnant le cinéaste Woody Allen.

Une photographie issue des documents judiciaires américains atteste de cette présence, montrant les trois hommes en conversation. Axel Dumas a souligné que cette image, apparemment conservée par Epstein, était un instantané pris sur le moment. Il a ensuite précisé avoir toujours repoussé les sollicitations ultérieures du personnage, déjà connu à l’époque pour sa réputation sulfureuse. Des courriels internes confirment plusieurs refus opposés à des demandes de rendez-vous formulées par l’entourage d’Epstein.

En janvier 2014, une proposition de rencontre impliquant également la banquière Ariane de Rothschild fut ainsi annulée par le dirigeant après qu’il en eut pris connaissance dans son agenda. D’autres messages consultés révèlent que l’assistante de Woody Allen servait alors d’intermédiaire pour tenter d’obtenir un contact direct avec le PDG d’Hermès.

Axel Dumas a livré son analyse de ces événements, les situant dans le contexte tendu de l’époque, marquée par l’entrée discrète de LVMH au capital de sa maison. Il a estimé avoir pu constituer une cible, un jeune dirigeant face à ce qu’il percevait alors comme un « prédateur financier ». Cette méfiance était accentuée par des litiges familiaux concernant la gestion patrimoniale de son oncle, Nicolas Puech.

Le dirigeant a également rapporté deux autres épisodes. En 2012, une demande de réaménagement intérieur d’un jet privé appartenant à Epstein avait été rejetée. Puis, en 2016, le groupe a refusé d’honorer un lot remporté par le financier lors d’une vente aux enchères caritative, préférant indemniser l’organisme concerné.

Interrogé sur la connaissance précise qu’il avait des agissements d’Epstein à l’époque, Axel Dumas a reconnu ne plus se souvenir des détails mais a affirmé que celui-ci avait toujours eu « une réputation détestable ». Ces déclarations interviennent à l’occasion de la publication des résultats annuels du groupe, affichant un chiffre d’affaires en progression. La simple citation d’un nom dans les dossiers Epstein n’implique aucune culpabilité, mais ces documents mettent en lumière des relations souvent minorées par les personnalités concernées.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus