Monde
Le mur de Trump, une épée de Damoclès pour les propriétaires texans
À la frontière mexicaine, l’administration fédérale lance des procédures accélérées pour s’approprier des terrains privés, contraignant des résidents à céder leurs biens sous la menace d’une expropriation.
Dans le sud du Texas, des habitants reçoivent des notifications officielles leur laissant à peine quelques jours pour se prononcer. L’administration fédérale exige un accès à leurs propriétés, situées le long du Rio Grande, afin d’y ériger des infrastructures frontalières. En cas de refus, la procédure d’expropriation est engagée. Nayda Alvarez, enseignante dans une petite localité, a ainsi dû choisir en cinq jours entre autoriser les travaux dans son jardin ou perdre son bien.
Cette pression s’inscrit dans le cadre d’une politique de renforcement des contrôles migratoires, priorité affichée de l’exécutif. Des centaines de propriétaires, notamment autour de Laredo, ont été contactés ces derniers mois. Les documents qui leur sont remis présentent trois options. Ils peuvent accepter une indemnité symbolique pour un droit d’accès, tenter de négocier une vente ou une servitude, ou faire face à une saisie de leur terrain par les autorités.
Antonio Rosales Jr., dont l’habitation est directement concernée par les projets de construction, déplore l’insuffisance des compensations financières envisagées. Selon lui, les sommes proposées ne permettraient pas de se reloger dignement. Des associations locales dénoncent une stratégie de pression systématique qui pousse de nombreux résidents, par crainte des conséquences juridiques, à accepter des aménagements qu’ils désapprouvent.
Les services en charge de la protection des frontières confirment mener des démarches d’acquisition foncière, en invoquant des impératifs de sécurité nationale et le respect du cadre légal. Le projet global prévoit non seulement des murs, mais aussi un ensemble de barrières flottantes, de voies de patrouille et de systèmes de surveillance électronique sur des milliers de kilomètres.
Cette militarisation du paysage frontalier suscite des inquiétudes au-delà des seules questions de propriété. Des riverains, comme Jessie Fuentes, qui organise des activités nautiques sur le Rio Grande, pointent les conséquences environnementales de ces aménagements. Ils estiment que la priorité donnée au contrôle strict des flux migratoires se fait au détriment de la préservation des écosystèmes riverains et de l’accès traditionnel au fleuve.
Alors que les autorités mettent en avant une baisse des passages clandestins, une partie de la population frontalière conteste la pertinence même de ces ouvrages. Pour eux, la réalité du terrain ne justifie pas une telle intrusion sur des propriétés privées et une transformation aussi radicale de leur environnement quotidien.
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