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Le monde s’engage vers un réchauffement de 2,5°C malgré les engagements climatiques

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À la veille de la COP30, le constat des Nations unies est sans appel. Les trajectoires actuelles des États conduisent la planète bien au-delà des objectifs fixés par l’accord de Paris.

Les projections actualisées du Programme des Nations unies pour l’environnement indiquent que la mise en œuvre intégrale des plans climatiques nationaux entraînerait une élévation des températures comprise entre 2,3 et 2,5°C d’ici la fin du siècle. Ce pronostic intervient alors que les dirigeants mondiaux se préparent à se réunir à Belém, au Brésil, pour la conférence climatique annuelle. La communauté internationale devra ainsi constater son incapacité collective à respecter les engagements souscrits il y a une décennie, qui visaient à contenir le réchauffement nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, avec une préférence pour 1,5°C.

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont connu une augmentation significative de 2,3% en 2024, principalement attribuable à la consommation croissante d’énergies fossiles. Plusieurs grandes économies émergentes figurent parmi les principaux contributeurs à cette hausse, tandis que les réductions enregistrées dans certaines régions industrialisées montrent des signes de ralentissement. Bien que les dernières estimations représentent une légère amélioration par rapport aux précédentes, cette progression résulte en partie de modifications méthodologiques et inclut des engagements américains désormais caducs.

Le secrétaire général des Nations unies a souligné la nécessité de rendre tout dépassement de la limite de 1,5°C aussi limité et bref que possible. Cet objectif nécessiterait une réduction drastique des émissions nettes d’ici 2050, combinée à d’ambitieuses techniques d’absorption du carbone. Les scientifiques rappellent que chaque dixième de degré supplémentaire accroît significativement les risques climatiques, depuis l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes jusqu’à la menace pesant sur les écosystèmes sensibles.

La mise en œuvre effective des engagements climatiques reste insuffisante, moins d’un tiers des pays ayant soumis leurs feuilles de route révisées dans les délais impartis. En l’absence de politiques plus ambitieuses, le scénario du statu quo conduirait à un réchauffement approchant les 2,8°C. Les experts insistent sur l’impérieuse nécessité d’accélérer la transition énergétique dans un contexte géopolitique complexe, alors que les fenêtres d’action se réduisent rapidement.

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