Monde
Le monastère d’Annaya se prépare à accueillir le souverain pontife
Dans les montagnes libanaises, le sanctuaire maronite où repose saint Charbel s’apprête à vivre un moment historique avec la venue du pape Léon XIV, attirant déjà des fidèles de toutes confessions.
Au cœur des montagnes boisées surplombant la Méditerranée, le monastère Saint-Maron d’Annaya bruisse d’une activité particulière. Les ouvriers achèvent les derniers préparatifs sur la route d’accès tandis que des pèlerins se pressent déjà autour de la tombe de saint Charbel Makhlouf. Ce haut lieu de spiritualité maronite constituera une étape majeure de la visite pontificale prévue fin novembre.
La ferveur des visiteurs transcende les appartenances religieuses. Sous les voûtes de l’église où flotte l’odeur d’encens, des femmes musulmanes voilées côtoient des chrétiens venus se recueillir. Charbel Matar, âgé de soixante-neuf ans, témoigne de sa dévotion pour ce saint auquel il attribue sa guérison miraculeuse durant son enfance. Son histoire rejoint celle des dizaines de milliers de personnes qui affirment avoir obtenu des grâces par l’intercession du moine érmite canonisé en 1977.
Le vice-recteur du monastère souligne l’affluence annuelle de près de trois millions de visiteurs, originaires des cinq continents. Dans la cellule monacale préservée en l’état et devant le portrait à la barbe blanche caractéristique, les croyants allument des cierges et murmurent des prières. La renommée du saint dépasse largement les frontières communautaires, comme en témoigne Randa Saliba, pour qui saint Charbel incarne un message d’amour et de persévérance chrétienne.
Cette visite pontificale, la première depuis celle de Benoît XVI en 2012, revêt une signification particulière pour le pays du Cèdre. Elle intervient dans un contexte national marqué par les séquelles récentes d’un conflit et une crise économique persistante. Pour de nombreux Libanais, la présence du souverain pontife sur le sol national représente un symbole d’espérance et de résilience.
La spiritualité qui émane de ce lieu trouve son origine dans l’histoire extraordinaire de ce fils de bergers entré dans les ordres à vingt-trois ans. La conservation inexplicable de son corps, constatée lors de l’ouverture de sa tombe en 1950, n’a fait que renforcer la dévotion populaire. Le monastère continue de documenter les témoignages de guérisons, à l’image de celui de Nohad Chami qui attribuait sa rémission à une apparition du saint en 1993.
Alors que les derniers travaux de restaurent s’achèvent autour du tombeau, la sérénité des lieux contraste avec l’importance de l’événement à venir. Cette visite s’inscrira également dans un parcours mémoriel, avec une prière silencieuse prévue sur les lieux de l’explosion du port de Beyrouth. Pour les fidèles comme Claude Issa, mère de famille rencontrée sur place, ce passage du pape constituera une bénédiction pour l’ensemble de la nation libanaise.
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