Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Le ministre américain de la Défense confronté à une double polémique

Article

le

_**La gestion de Pete Hegseth est mise en cause par un rapport sur une faille de sécurité et par des opérations militaires controversées.**_

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, fait face à des critiques croissantes concernant son action. Deux dossiers distincts fragilisent sa position à la tête du Pentagone. Le premier concerne l’utilisation inappropriée d’une messagerie cryptée pour des communications sensibles, tandis que le second porte sur la conduite d’opérations armées dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Un rapport d’inspection interne a conclu que l’emploi par le ministre d’une application de messagerie pour évoquer des frappes aériennes imminentes au Yémen avait compromis la sécurité opérationnelle. Selon les enquêteurs, cette pratique a exposé les forces américaines à des risques inutiles et aurait pu compromettre le succès des missions. Cette affaire, révélée au printemps dernier, avait débuté par la divulgation accidentelle de plans militaires dans un forum numérique.

Parallèlement, des opérations menées en septembre dernier dans les Caraïbes et le Pacifique, officiellement destinées à intercepter des trafiquants de drogue, suscitent de vives interrogations. Des élus du Congrès, ayant visionné des images classifiées, ont exprimé leur profonde inquiétude. Un élu démocrate a notamment décrit une scène montrant l’armée américaine prenant pour cible des naufragés, après une première attaque. La légitimité de cette seconde frappe, qui aurait visé des survivants, est au cœur du débat.

Si la Maison Blanche et le département de la Défense affirment que la décision de réengager relevait du commandement sur le terrain et non du ministre, les appels à sa démission se multiplient dans les rangs de l’opposition. Des voix au sein même du parti républicain commencent également à manifester leur scepticisme. Des experts estiment que sa position reste pour l’instant consolidée par le soutien de l’exécutif, mais qu’elle deviendrait intenable en cas de nouveau revers.

L’administration se trouve ainsi confrontée à des questions sur les protocoles de communication sécurisée des plus hauts responsables et sur les règles d’engagement en milieu maritime. Les Nations unies ont par ailleurs évoqué de possibles exécutions extrajudiciaires lors de ces opérations anti-drogue, notant l’absence de preuves publiques liant les embarcations détruites à des cartels. Le ministre, interrogé sur une éventuelle diffusion publique des images controversées, s’est contenté d’évoquer un examen des procédures en cours, soulignant la nécessité d’une grande responsabilité dans toute communication.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus