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Le Minas Gerais sous les eaux, le bilan s’alourdit

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Les pluies diluviennes qui frappent le sud-est du Brésil ont provoqué des inondations et des glissements de terrain meurtriers. Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions difficiles, alors que de nouvelles précipitations sont attendues.

Les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour localiser les personnes toujours portées disparues à la suite des intempéries d’une intensité exceptionnelle. Le dernier bilan fait état de cinquante-cinq décès. Les fortes averses survenues en début de semaine ont principalement affecté les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans l’État du Minas Gerais. Les décès sont imputables aux crues soudaines, aux effondrements d’habitations et aux coulées de boue qui ont dévasté cette région au relief accidenté. Plus de cinq mille résidents ont dû être évacués de leurs domiciles.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles précipitations ont entraîné des inondations supplémentaires et provoqué de nouveaux mouvements de terrain. Les services météorologiques anticipent la persistance de ces conditions pluvieuses jusqu’à la fin de semaine. Cette dégradation a contraint les autorités à ordonner de nouvelles évacuations préventives. Des habitations, pourtant déjà vidées de leurs occupants, ont été ensevelies par la boue à l’aube dans certains secteurs.

L’ampleur des dégâts matériels est considérable. Dans les quartiers les plus touchés, certains habitants ont pu revenir brièvement, souvent au péril de leur sécurité, pour tenter de récupérer des biens essentiels ou des animaux de compagnie laissés sur place dans la précipitation du départ. Des réseaux de volontaires se mobilisent notamment pour secourir et soigner les animaux pris au piège des décombres avant de les restituer à leurs propriétaires.

Les données pluviométriques illustrent l’intensité inhabituelle de l’événement. La seule ville de Juiz de Fora a enregistré un cumul de pluie dépassant largement cinq cents millimètres pour le mois de février, un volume représentant plus du double de la moyenne habituelle pour cette période. Les experts pointent l’influence du réchauffement climatique dans l’aggravation de tels phénomènes météorologiques. La température élevée de l’océan Atlantique aurait en effet fourni une énergie supplémentaire, favorisant une évaporation intense et la formation de systèmes orageux particulièrement violents.

Cet épisode s’inscrit dans une série de catastrophes liées aux conditions climatiques extrêmes qui ont frappé le Brésil ces dernières années. Le pays avait notamment été confronté en 2024 à des inondations historiques dans ses régions méridionales, causant des pertes humaines et matérielles sans précédent.

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