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Le Malawi face à un scrutin décisif entre deux figures historiques

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Les électeurs malawites sont appelés aux urnes ce mardi pour un duel présidentiel opposant le chef de l’État sortant à son prédécesseur, dans un contexte économique et social particulièrement tendu.

La présidentielle de ce mardi au Malawi s’annonce comme un face-à-face entre deux vétérans de la vie politique nationale, le président Lazarus Chakwera et son prédécesseur Peter Mutharika. Ce scrutin intervient dans un climat de défiance populaire accru, nourri par une situation économique dégradée et des difficultés quotidiennes persistantes.

Le pays doit composer avec une inflation dépassant les 27 % et une pauvreté touchant près de 70 % de la population. Les conséquences de sécheresses répétées et du passage d’un cyclone dévastateur ont durement affecté le secteur agricole, pourtant principal pourvoyeur d’emplois. Les pénuries de carburant et les difficultés d’approvisionnement ponctuent le quotidien des Malawites, creusant un sentiment de lassitude.

Dix-sept candidats sont officiellement en lice, mais l’affrontement devrait une nouvelle fois opposer les deux figures dominantes de la scène politique. Le président Chakwera mise sur la continuité et met en avant les réalisations infrastructurelles de son mandat, tout en promettant une baisse significative du prix des engrais. Son adversaire Peter Mutharika, âgé de 85 ans, se présente quant à lui comme le sauveur d’une nation en difficulté.

La jeunesse malawite, qui représente une part importante du corps électoral, exprime cependant un désenchantement marqué face à cette offre politique. De nombreux jeunes estiment que les promesses des candidats ne répondent pas aux urgences économiques et sociales du moment. Des initiatives citoyennes tentent malgré tout de mobiliser les électeurs autour de l’importance du vote.

Les observateurs politiques relèvent que le scrutin pourrait refléter une forme de nostalgie pour la période Mutharika, perçue comme plus stable économiquement. Le résultat dépendra largement de la capacité des électeurs à trancher entre deux options qui, pour beaucoup, incarnent davantage le passé que l’avenir. En cas d’absence de majorité absolue, un second tour est prévu dans les soixante jours.

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