Monde
Le long voyage des enfants déracinés
Des enfants américains ou ayant grandi aux États-Unis sont contraints de rejoindre le Guatemala, séparés de leurs proches par les politiques migratoires. Leur départ, organisé par des associations, illustre les conséquences humaines de ces mesures.
À l’aéroport international de Miami, un groupe d’enfants s’apprête à embarquer. Leurs sacs à dos sont prêts, mais leur destination n’a rien d’une aventure ordinaire. Pour Andy, six ans, citoyen américain, ce vol signifie le retour vers un père récemment expulsé du territoire. Son oncle, Osvaldo, l’accompagne jusqu’aux contrôles, partagé entre le soulagement de les voir réunis et l’angoisse d’une séparation. Il évoque les circonstances de l’arrestation de son frère, survenue alors qu’il venait chercher son fils à l’école, et confie ses propres craintes face à un climat de peur qui touche désormais de nombreuses familles.
Ce jour-là, ils sont sept, âgés de trois à quinze ans, à faire le même chemin. Certains sont américains, d’autres guatémaltèques mais ayant toujours vécu en Floride. Leur point commun est d’avoir vu leur vie familiale disloquée par des expulsions. Leur départ est encadré par le Guatemalan-Maya Center, une organisation qui vient en aide aux familles confrontées à ces déchirements. Sur place, des bénévoles vérifient les documents et tentent de rassurer ces jeunes voyageurs, dont le visage trahit souvent plus d’appréhension que d’excitation.
Parmi eux, Franklin, trois ans, serre un sac à dos orné de dinosaures tandis que son frère aîné, Garibaldi, le surveille. Leur mère, qui travaille de longues heures, a pris la décision de les envoyer rejoindre leur père, redoutant à son tour une interpellation. Pour d’autres adolescents, comme Mariela, onze ans, ou Enrique, treize ans, le départ marque un bouleversement encore plus profond, impliquant un changement de pays et la perspective d’une vie dans des zones rurales souvent précaires.
Les accompagnateurs bénévoles dénoncent une situation qui, selon eux, porte atteinte aux droits fondamentaux des mineurs. Ils observent que l’inquiétude a remplacé l’insouciance sur les visages de ces enfants, contraints de grandir trop vite. Beaucoup devront en outre interrompre leur scolarité et travailler pour subvenir à leurs besoins, une réalité que les associations tentent d’anticiper tant bien que mal.
Alors que le groupe s’engage vers la zone d’embarquement, Andy se retourne soudain pour étreindre une dernière fois son oncle. Ce geste spontané, bref et silencieux, résume l’ambivalence de ce voyage, entre l’espoir de retrouvailles et la douleur d’un arrachement. Pour ces familles dispersées entre deux pays, l’avenir reste à écrire, loin de la terre qu’ils considéraient comme leur chez-soi.
-
SèteEn Ligne 1 moisSète : Pascal Pintre, produit d’une double stratégie socialiste en coulisses
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 1 moisBalaruc-le-Vieux : le passé judiciaire d’Aurélien Évangélisti interroge sa candidature
-
FrontignanEn Ligne 4 semainesFrontignan : la DGS de la ville était actionnaire du local avant sa vente et sa transformation en mosquée
-
SèteEn Ligne 3 semainesSète : Laura Seguin fait carton plein à son meeting, la dynamique de victoire est lancée
-
SèteEn Ligne 1 moisSète : Pascal Pintre a financé le magazine de Laurent Blondiau avec Blue Invest
-
SèteEn Ligne 3 semainesSète : Sébastien Denaja dévoile ses mesures pour la sécurité et la tranquillité publique
-
SèteEn Ligne 4 semainesSète : Sébastien Denaja (PS) présente deux projets structurants pour l’Île de Thau
-
SèteEn Ligne 3 semainesSète : Sébastien Pacull propose de transformer le Casino en pôle santé