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Le Japon active ses réserves pétrolières dans un mouvement international coordonné

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Face à la flambée des cours et à la paralysie d’une voie maritime stratégique, les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont convenu d’une libération massive de leurs stocks d’urgence.

Le gouvernement japonais a officialisé lundi le recours à ses réserves stratégiques de pétrole. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une action collective menée par les trente-deux pays membres de l’Agence internationale de l’énergie, qui ont entériné la semaine dernière le principe d’une libération historique de quatre cents millions de barils. L’objectif est de contenir la hausse des prix, provoquée par la réduction drastique des exportations d’hydrocarbures en provenance du golfe Persique.

L’agence a précisé que des volumes issus des réserves asiatiques et océaniennes seraient injectés sans délai, tandis que les contributions américaines et européennes arriveraient sur les marchés à partir de la fin du mois de mars. Le Japon, dont les importations dépendent à plus de quatre-vingt-quinze pour cent du Moyen-Orient, a annoncé par voie officielle un ajustement à la baisse du niveau de ses stocks obligatoires détenus par le secteur privé, confirmant ainsi le lancement de l’opération. L’archipel dispose de l’une des plus importantes réserves stratégiques au monde, évaluées fin décembre à plus de quatre cents millions de barils.

Cette initiative constitue la plus importante mobilisation de stocks d’urgence depuis la création de l’Agence internationale de l’énergie il y a un demi-siècle. L’institution a souligné que le conflit régional avait entraîné une perturbation majeure des approvisionnements, en raison notamment de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, corridor habituellement emprunté par vingt pour cent des flux mondiaux de brut. Si cette mesure collective doit apporter un soulagement significatif aux marchés, une stabilisation durable passe par la reprise d’une navigation normale dans cette zone sensible.

Les cours du brut, qui s’échangeaient autour de soixante-douze dollars le baril de Brent avant l’escalade des tensions fin février, se maintiennent désormais aux alentours de cent dollars. Les engagements annoncés à ce stade incluent une contribution américaine de cent soixante-douze millions de barils, prélevés sur les réserves fédérales et destinés à être écoulés progressivement sur trois mois. Le Royaume-Uni a pour sa part prévu de libérer treize millions et demi de barils, tandis que la France a proposé une enveloppe pouvant atteindre quatorze millions et demi de barils. Au total, les pays membres disposent de plus de mille deux cents millions de barils de stocks publics, auxquels s’ajoutent environ six cents millions de barils détenus sous mandat par les industriels.

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