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Le Hamas conditionne la poursuite de la trêve au respect de ses termes

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Le mouvement islamiste affirme que la seconde phase de l’accord ne peut être enclenchée en raison de manquements israéliens, alors que les négociations diplomatiques se poursuivent.

Le Hamas a estimé ce mardi que la transition vers la seconde phase du cessez-le-feu en vigueur à Gaza était actuellement impossible. Le mouvement justifie cette position par ce qu’il qualifie de violations répétées de l’accord par Israël. Cette déclaration intervient dans un contexte de discussions diplomatiques intensives visant à consolider la trêve.

Un haut responsable du bureau politique du mouvement, Hossam Badran, a précisé que cette étape ne pourrait débuter tant que la partie israélienne continuerait, selon lui, à manquer à ses engagements. Il a pointé du doigt des entraves à la distribution de l’aide humanitaire et a indiqué que des demandes avaient été adressées aux médiateurs internationaux pour faire pression en ce sens. En réaction, une source sécuritaire israélienne a annoncé, sous couvert d’anonymat, la réouverture prochaine d’un point de passage pour les convois d’assistance en provenance de Jordanie.

L’accord, résultat de mois de pourparlers indirects facilités par plusieurs capitales, constitue la première étape d’un plan de paix plus large. Il a permis un retrait partiel des forces israéliennes et des échanges de détenus. Cependant, sa mise en œuvre reste fragile, chaque partie accusant régulièrement l’autre de manquements. Des incidents violents continuent d’être rapportés dans l’enclave.

Le responsable du Hamas a également dénoncé la poursuite d’opérations militaires et le maintien de la fermeture du poste-frontière de Rafah, des points pourtant prévus dans le cadre initial. De son côté, le gouvernement israélien attend la restitution des dépouilles du dernier otage présumé se trouver dans la bande de Gaza.

Parallèlement, les autorités israéliennes ont décidé de rouvrir le passage d’Allenby, entre la Cisjordanie et la Jordanie, pour le transit de l’aide. Ce point de passage avait été fermé fin septembre suite à un incident sécuritaire. Cette décision, selon des médias israéliens, serait intervenue après des consultations avec des représentants américains.

La situation humanitaire à Gaza demeure extrêmement tendue après plus de deux années de conflit. Les organisations humanitaires présentes sur le terrain font régulièrement état de difficultés logistiques et de restrictions, des accusations que rejettent systématiquement les autorités israéliennes, qui contrôlent les accès au territoire.

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