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Politique

Le gouvernement suspend sa réforme des retraites sous la menace socialiste

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Le Premier ministre a annoncé le dépôt d’un amendement en novembre pour geler le report de l’âge légal, tandis que les socialistes brandissent l’ultimatum d’une motion de censure en cas de défaut.

L’exécutif s’est engagé à soumettre au Parlement, dès le mois de novembre, un amendement visant à suspendre jusqu’à la prochaine élection présidentielle le relèvement progressif de l’âge de la retraite ainsi que l’allongement de la durée de cotisation. Cette annonce a été faite par le Premier ministre lors de sa première séance de questions au gouvernement, mettant ainsi fin aux incertitudes sur la forme juridique que prendrait cette mesure.

En contrepartie de cette suspension, les députés socialistes ont provisoirement renoncé à soutenir une motion de censure. Leur chef de groupe a toutefois averti que cet apaisement restait conditionnel à la tenue des engagements gouvernementaux. Il a souligné devant la presse que l’absence de mise en œuvre de la suspension entraînerait un retrait du soutien parlementaire, laissant entendre un possible ralliement à une future procédure de censure.

Cette déclaration intervient dans un contexte parlementaire tendu, où une partie des élus socialistes exprime des réticences à l’égard de la stratégie adoptée. Certains redoutent qu’un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale les contraigne, in fine, à voter l’intégralité d’un texte contenant d’autres dispositions controversées. Des voix s’élèvent également pour contester la recevabilité constitutionnelle d’un tel amendement, qualifié par certains d’extérieur au champ strict de la loi financière.

La gauche insoumise a saisi l’occasion pour critiquer cette approche, estimant qu’elle engageait les socialistes dans un soutien implicite à des mesures impopulaires. De son côté, le Rassemblement national a mis en doute la capacité des socialistes à obtenir des garanties fermes. L’exécutif, quant à lui, maintient que le cadre choisi est parfaitement conforme aux règles budgétaires, les retraites relevant selon lui du domaine de la Sécurité sociale.

Le débat s’annonce donc intense lors de l’examen du texte, où chaque formation devra assumer ses choix devant l’opinion. Le Premier ministre a appelé à la clarté des positions, laissant au Parlement la responsabilité de trancher.

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