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Le gouvernement resserre les règles du CPF pour réaliser des économies

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L’exécutif envisage de nouvelles restrictions sur plusieurs dispositifs phares du compte personnel de formation, avec un objectif d’économies substantielles.

Le compte personnel de formation (CPF) devrait faire l’objet d’un nouveau durcissement dans les mois à venir. Selon des informations concordantes, les bilans de compétences, la validation des acquis de l’expérience et certaines formations au permis de conduire pourraient voir leur accès restreint ou leur financement plafonné. Cette mesure s’inscrit dans une logique de maîtrise des dépenses publiques, avec une économie potentielle évaluée à 250 millions d’euros en régime de croisière.

Cette orientation fait suite à plusieurs ajustements déjà mis en œuvre depuis 2024, notamment l’introduction d’un reste à charge pour certaines formations ou la limitation du financement du permis moto. Le dispositif, alimenté par les contributions des entreprises et complété par l’État via France compétences, représente un enjeu financier important dans le contexte actuel de rigueur budgétaire.

Les bilans de compétences, qui ont mobilisé 150 millions d’euros cette année, apparaissent particulièrement dans le collimateur des pouvoirs publics. Le secteur souffre en effet de fortes disparités qualitatives, avec des prestations parfois proposées à des tarifs jugés disproportionnés par rapport au service rendu. Les professionnels du secteur reconnaissent eux-mêmes ces dysfonctionnements tout en mettant en garde contre des restrictions trop brutales qui pourraient pénaliser les acteurs sérieux et les bénéficiaires les plus nécessiteux.

Plusieurs pistes sont actuellement à l’étude pour encadrer ces dispositifs. Parmi elles figurent l’instauration de plafonds financiers, la définition d’un volume horaire minimum ou encore l’établissement d’un cahier des charges national. La validation des acquis de l’expérience et certaines formations au permis de conduire pourraient également être concernées par ces nouvelles limitations, avec des montants de prise en charge revus à la baisse. Ces mesures, encore en discussion, s’inscrivent dans le cadre plus large des arbitrages budgétaires pour 2026.

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