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Économie

Le gouvernement esquive la taxe Zucman et desserre l’étau budgétaire

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Face au rejet de la fiscalité sur les grandes fortunes, l’exécutif consent à des concessions sur les pensions et les minima sociaux pour éviter la censure parlementaire.

L’Assemblée nationale a enterré ce vendredi le projet de taxe Zucman, une mesure phare portée par la gauche visant à instaurer un impôt minimum de 2% sur les patrimoines excédant cent millions d’euros. Le scrutin a vu 228 députés s’opposer à cette proposition, contre 172 voix favorables. Une version amendée du dispositif, présentée comme un compromis, a subi le même sort.

Le Premier ministre, présent toute l’après-midi dans l’hémicycle, a immédiatement réagi à ce revers en annonçant l’abandon du gel des retraites et des minima sociaux. Cette décision, intervenue alors que la commission des Affaires sociales votait simultanément la suppression de ces mesures, représente un revissement notable dans la stratégie gouvernementale. L’exécutif escomptait pourtant réaliser près de 3,6 milliards d’euros d’économies sur ces postes.

La gauche a vivement dénoncé le rejet de la taxe Zucman. Le chef des députés socialistes a fustigé l’absence de compromis et plaidé pour le rétablissement de l’ISF, tandis que le premier secrétaire du PS s’est interrogé sur le financement alternatif des mesures sociales. La France insoumise a pour sa part qualifié la position gouvernementale d’impasse politique.

À l’inverse, la droite s’est félicitée de ce vote, considérant que toute augmentation fiscale menacerait l’emploi et l’activité économique. Les Républicains ont par ailleurs obtenu satisfaction avec l’adoption d’une version édulcorée de la taxe sur les holdings, perçue par l’opposition de gauche comme une évacuation de sa substance.

Les discussions se poursuivent en commission des Affaires sociales sur le budget de la Sécurité sociale, où la suspension de la réforme des retraites constitue un autre point de friction. L’issue de ces négociations reste incertaine, les positions des différents groupes politiques variant sensiblement sur ce sujet. La semaine prochaine s’annonce décisive pour l’adoption définitive du budget.

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