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Politique

Le gouvernement cible vingt-trois niches fiscales dans le projet de loi de finances 2026

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Une réforme d’envergure vise à supprimer ou modifier des dispositifs jugés inefficaces ou obsolètes, pour un montant total de 85,1 milliards d’euros.

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit la suppression ou la transformation de plusieurs avantages fiscaux considérés comme dépassés ou peu efficaces. Parmi les mesures phares figure la révision de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite, en vigueur depuis 1978. Le gouvernement souhaite le remplacer par un crédit d’impôt fixe de 2 000 euros pour une personne seule et de 4 000 euros pour un couple, afin de mieux cibler les aides en fonction des revenus.

D’autres dispositifs sont également remis en cause, comme la réduction d’impôt pour les frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur, qui concerne environ 4,5 millions de contribuables. Les montants actuels, qui s’élèvent à 61 euros par enfant au collège, 153 euros au lycée et 183 euros dans le supérieur, pourraient ainsi disparaître. L’exonération fiscale liée aux indemnités journalières pour les personnes souffrant de maladies chroniques est également examinée, de même qu’une hausse des taxes sur le superéthanol-E85, un carburant utilisé par 400 000 véhicules en France.

Certains avantages accordés à titre honorifique ou exceptionnel font également l’objet de critiques. C’est le cas des exonérations liées à la Légion d’honneur, à la médaille militaire ou du travail, ainsi qu’à des distinctions telles que le prix Nobel. Les sportifs professionnels en reconversion bénéficient également de dispositions spécifiques qui pourraient être revues.

Du côté des entreprises, plusieurs niches peu utilisées sont dans le collimateur, comme l’amortissement exceptionnel pour la robotisation ou la fabrication additive. Les crédits d’impôt pour la formation des chefs d’entreprise et les exonérations liées au rachat d’entreprises en difficulté sont également concernés. Enfin, les exonérations de cotisations salariales sur les salaires des apprentis pourraient être supprimées, dans un objectif de simplification et de maîtrise des dépenses publiques.

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