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Le GIGN tourne une page historique avec le départ de son commandant

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Après trente-quatre années de service dont cinq à la tête de l’unité d’élite, le général Ghislain Réty a officiellement quitté ses fonctions jeudi lors d’une cérémonie protocolaire. La désignation de son successeur demeure en suspens dans l’attente de la formation du nouveau gouvernement.

Le départ du général Réty marque la fin d’un chapitre important pour le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’officier supérieur, qui a dirigé cette unité d’exception durant cinq années, a prononcé son discours d’adieu devant ses pairs réunis dans l’enceinte de la caserne Pasquier à Satory. L’émotion était palpable lorsque ce vétéran de trente-quatre ans de carrière militaire a confié à ses hommes qu’ils lui manqueraient.

La passation de commandement s’effectue dans un contexte institutionnel particulier. Le processus de nomination du nouveau chef du GIGN reviendra au ministre de l’Intérieur, comme l’a précisé le général Hubert Bonneau, actuel directeur général de la gendarmerie nationale. Ce dernier a tenu à rassurer les effectifs en affirmant que le futur responsable serait nécessairement issu des rangs de l’unité spécialisée.

La procédure de désignation connaît un délai inhabituel en raison de la transition gouvernementale. Contrairement à l’usage qui attribue cette prérogative au directeur de la gendarmerie, le ministre de l’Intérieur sortant a manifesté son intention de participer directement au choix du successeur. Cette démarche nécessite toutefois l’installation du prochain gouvernement pour être menée à son terme.

Trois officiers supérieurs, tous anciens membres du GIGN, figurent parmi les candidats pressentis pour cette fonction. Les colonels Benoît Villeminoz et Quentin de Bennetot, ainsi qu’un troisième officier dont l’identité n’a pas été dévoilée, constituent le vivier de potentiels successeurs.

Le général Réty, âgé de cinquante-cinq ans, entamera le 15 octobre prochain une nouvelle carrière au sein du groupe Air France en tant que directeur de la sûreté. Lors de son allocution d’adieu, il a livré aux gendarmes présents les valeurs qui ont guidé son commandement, soulignant l’importance de la confiance, de l’autonomie et de la détermination, tout en les encourageant à conserver une part d’audace dans l’exercice de leurs missions.

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