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Le Défenseur des enfants sonne l’alarme pour un engagement national

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_**Le constat est sans appel. Dans un entretien exclusif, l’institution dénonce une déconsidération persistante de la jeunesse et des carences systémiques dans sa protection, réclamant une mobilisation politique d’ampleur.**_

La situation des enfants en France suscite une inquiétude profonde au sein de l’institution du Défenseur des droits. Le manque de considération à leur égard et les défaillances récurrentes des dispositifs de protection sont pointés du doigt, avec pour conséquence une violation régulière de leurs droits fondamentaux. L’adjoint de la Défenseure des droits insiste sur l’urgence d’une action collective et transpartisane pour inverser cette tendance.

Le regard porté sur l’enfance dans l’espace public est jugé problématique. Les jeunes générations font face à des injonctions contradictoires, entre une stigmatisation de leur présence et des reproches concernant leur repli domestique. Cette marginalisation symbolique se double d’un déni de leur pleine citoyenneté, alors qu’ils représentent une part significative de la population. Leur droit à être entendus et écoutés dans les décisions qui les concernent reste trop souvent lettre morte.

Sur le plan juridique, des avancées notables ont certes été enregistrées ces dernières années. La reconnaissance des enfants comme co-victimes des violences intrafamiliales ou l’interdiction récente des châtiments corporels par la plus haute juridiction judiciaire en témoignent. Cependant, un fossé abyssal sépare le droit des textes de la réalité vécue par les mineurs. Les moyens alloués à la protection de l’enfance sont insuffisants et la mise en œuvre des lois, lacunaire. Le taux de condamnation dans les affaires de violences sexuelles subies par des enfants en est une illustration tragique.

Les conséquences de cette négligence sont lourdes, à la fois humaines, psychologiques et économiques. Les difficultés précoces laissent des traces durables sur le développement et le bien-être des individus. Un lien est établi entre un parcours en protection de l’enfance et un risque accru de marginalisation à l’âge adulte. Les politiques publiques, accusées de court-termisme, échouent à briser ce cycle, avec un coût social considérable pour la collectivité.

La tendance à réserver certains lieux aux adultes, excluant explicitement les enfants, est vivement critiquée. Cette pratique est perçue comme une forme de relégation de l’enfance hors de la sphère publique, inenvisageable pour toute autre catégorie de la population. Cette déconsidération générale aurait même un impact sur les projections familiales des jeunes adultes, alimentant une forme d’appréhension à devenir parent.

Enfin, cette réflexion interroge la valeur accordée aux professions dédiées à la petite enfance. Un meilleur statut social, une formation renforcée et une rémunération à la hauteur des responsabilités sont présentés comme des conditions indispensables pour améliorer l’accompagnement des enfants. L’appel lancé est clair. Il s’agit d’opérer un changement de paradigme pour faire de l’intérêt supérieur de l’enfant une boussole politique et sociétale.

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