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Le Danemark consolide son ancrage au Groenland après la détente avec Washington

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_**La Première ministre Mette Frederiksen s’est rendue à Nuuk pour des entretiens avec les autorités locales, dans le sillage du récent apaisement des tensions avec les États-Unis.**_

L’arrivée de la cheffe du gouvernement danois au Groenland marque une étape de stabilisation, après plusieurs semaines de fortes turbulences diplomatiques. Cette visite intervient au moment où la perspective d’un conflit ouvert s’est éloignée, le président américain ayant finalement opté pour la voie des discussions.

À Bruxelles, peu avant son départ, Mme Frederiksen s’est concertée avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique. Les deux parties se sont accordées sur la nécessité de renforcer les dispositifs de l’Organisation dans l’espace arctique, une région dont l’importance stratégique ne cesse de croître.

Le gouvernement de Copenhague avait, ces dernières semaines, annoncé son intention d’accroître son empreinte militaire sur ce territoire autonome. Cette décision répondait initialement aux inquiétudes exprimées par Washington concernant les ambitions supposées de puissances concurrentes dans la zone.

Un accord de principe, aux contours encore à préciser, a été trouvé entre l’Alliance atlantique et l’administration américaine. Selon le ministre danois des Affaires étrangères, il s’agit avant tout d’un cadre permettant la reprise de négociations approfondies. L’objectif est désormais de parvenir à une solution concertée, éloignant les scénarios les plus radicaux évoqués précédemment.

Les discussions porteraient notamment sur une possible modernisation du pacte de défense liant les États-Unis au Danemark depuis le milieu du XXe siècle. Un tel réaménagement pourrait conduire à un développement des infrastructures militaires américaines sur place, dans le respect des procédures établies avec les autorités danoises et groenlandaises.

Les responsables groenlandais ont réaffirmé avec fermeté le principe selon lequel toute décision concernant l’île relève exclusivement de sa propre compétence et de celle de Copenhague. Cette crise a, en effet, mis en lumière une unité de front remarquable entre le gouvernement central et les autorités de Nuuk.

Les analystes observent que cette pression extérieure a provoqué un resserrement des rangs politiques au Groenland, conduisant à mettre temporairement en veilleuse les débats sur l’indépendance, au profit d’une position commune face aux revendications externes.

Le soutien affiché par plusieurs capitales européennes a joué un rôle significatif dans ce processus. En signe de solidarité, plusieurs États membres ont dépêché sur place un contingent symbolique de militaires, destiné à participer à des manœuvres conjointes.

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