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Le climat mondial s’emballe, 2025 confirme une accélération inquiétante

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Les données scientifiques publiées ce mercredi établissent que l’année écoulée se classe au troisième rang des plus chaudes jamais enregistrées. Les prévisions pour 2026 annoncent une persistance de cette tendance, dans un contexte politique international peu propice à une inversion de courbe.

Les relevés des principaux observatoires climatiques mondiaux convergent. La température moyenne globale a, pour la troisième année consécutive, nettement excédé le seuil symbolique de 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. Cette séquence inédite conduit les experts à évoquer une accélération tangible du réchauffement. La probabilité d’un dépassement structurel de cette limite, inscrite dans l’accord de Paris, se renforce et pourrait être acté bien avant la fin de la décennie.

Cette dynamique alarmante intervient à un moment où les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre marquent le pas dans plusieurs économies majeures. Les engagements internationaux peinent à se traduire par des actions concrètes, certains grands émetteurs réorientant même leur stratégie énergétique vers les combustibles fossiles. L’écart se creuse ainsi dangereusement entre les impératifs scientifiques et les réalités géopolitiques.

Les modèles climatiques n’envisagent pas de rupture à court terme. L’année 2026 devrait selon toute vraisemblance figurer, elle aussi, parmi les cinq plus chaudes jamais documentées, potentiellement comparable à 2025. La variabilité naturelle, avec la possible résurgence du phénomène El Niño, pourrait même conduire à un nouveau record absolu. Pour les scientifiques, le débat sur l’année précise importe moins que la trajectoire générale, désormais clairement établie.

Derrière la moyenne planétaire se cachent des disparités régionales spectaculaires. L’année 2025 a été marquée par des épisodes de chaleur extrême touchant des centaines de millions de personnes en Asie centrale, au Sahel et ailleurs, tandis qu’aucun record de froid n’a été enregistré. Canicules, cyclones d’une intensité accrue et incendies dévastateurs ont ponctué les douze derniers mois, illustrant la multiplication des événements météorologiques à fort impact.

Si la combustion des énergies fossiles reste le principal moteur du réchauffement, d’autres facteurs, parfois inattendus, complexifient le tableau. La réglementation sur les émissions de soufre du transport maritime, par exemple, a eu un effet paradoxal en réduisant la formation d’aérosols réflecteurs, contribuant ainsi à une hausse supplémentaire, bien que marginale, des températures. Cette intrication de causes humaines et naturelles souligne la difficulté des prévisions et la nécessité d’une vigilance accrue. La fenêtre d’action pour contenir les effets les plus graves du dérèglement climatique se referme rapidement.

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