Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Le Chili face à un choix historique pour la présidentielle

Article

le

_**Le second tour de l’élection présidentielle chilienne, qui se tient ce dimanche, oppose deux visions radicalement opposées de la société. La campagne a été largement dominée par les thèmes de l’insécurité et de la gestion migratoire.**_

Le scrutin décisif confronte José Antonio Kast, figure de la droite conservatrice, à la candidate de gauche Jeannette Jara. Les enquêtes d’opinion désignent le premier comme le favori, ce qui pourrait marquer un tournant politique majeur dans l’histoire récente du pays. Une victoire de M. Kast placerait en effet à la tête de l’État un courant politique qui n’a plus exercé le pouvoir depuis la fin du régime autoritaire d’Augusto Pinochet.

Le candidat du Parti républicain a construit sa campagne sur un programme de fermeté, promettant une lutte sans relâche contre la criminalité et l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Il propose notamment le déploiement de forces militaires aux frontières et le renforcement des contrôles. Ces propositions résonnent auprès d’une partie de l’électorat, alors que les statistiques officielles font état d’une augmentation sensible des actes de violence ces dernières années.

Face à cette dynamique, Jeannette Jara, représentante d’une large coalition de gauche, a dû adapter son discours pour accorder une place centrale aux préoccupations sécuritaires, sans renoncer à ses engagements sociaux traditionnels. L’ancienne ministre du Travail met en avant son bilan, incluant la réduction du temps de travail hebdomadaire, et défend un relèvement significatif du salaire minimum. Elle propose une approche différente de la question migratoire, basée sur un recensement et l’expulsion ciblée des personnes ayant un casier judiciaire.

Ce second tour intervient dans un contexte où les priorités des électeurs semblent avoir évolué. Quatre ans plus tôt, la promesse d’une nouvelle constitution et de réformes sociales avait mobilisé le pays. Aujourd’hui, après l’échec de deux projets de réforme fondamentale, les questions de sécurité intérieure et de contrôle des frontières occupent le devant de la scène. Le résultat du vote dessinera la trajectoire politique et sociale du Chili pour les années à venir.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus