Politique
Le chef de l’État défend l’indépendance judiciaire face aux pressions
Le président de la République a rompu le silence pour condamner fermement les menaces visant des magistrats, trois jours après une condamnation judiciaire qui a provoqué de vives réactions.
Le président de la République a qualifié d’inadmissibles les attaques et menaces de mort dont font l’objet plusieurs magistrats. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a rappelé que l’État de droit constitue le fondement de notre démocratie, soulignant que l’indépendance de l’autorité judiciaire et la protection des juges en représentent des piliers essentiels. Tout en reconnaissant la légitimité des débats sur les décisions de justice, il a insisté sur la nécessité de respecter les personnes et les procédures légales de recours.
Cette prise de position intervient alors que deux enquêtes ont été ouvertes concernant des messages menaçants adressés à la magistrate qui a prononcé une condamnation à cinq ans d’emprisonnement contre un ancien président de la République. Le parquet de Paris a été saisi de cette affaire qui met en lumière les tensions entourant ce dossier judiciaire.
Le Syndicat de la magistrature avait précédemment déploré l’absence de réaction présidentielle, rappelant que le chef de l’État est constitutionnellement garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Le ministre de la Justice sortant avait pour sa part déjà condamné sans réserve ces actes d’intimidation, les qualifiant d’insupportables en démocratie.
Dans le camp politique, les réactions ont été vives. L’ancien président condamné a évoqué un complot et une violation des limites de l’État de droit. Plusieurs personnalités de droite et d’extrême droite ont mis en cause l’impartialité des juges, certains allant jusqu’à remettre en cause le droit syndical des magistrats. Le Syndicat de la magistrature a dénoncé cette confusion entre appartenance syndicale et exercice de la fonction judiciaire.
L’ancien ministre de la Justice s’est pour sa part élevé contre ce qu’il a qualifié de mode consistant à contester systématiquement les institutions judiciaires, tout en reconnaissant la possibilité de recours légaux en cas de preuves concrètes. Un ancien Premier ministre a appelé à protéger les juges et respecter les décisions de justice, tout en s’interrogeant sur certaines modalités procédurales.
La condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Paris concernait le financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Les juges ont estimé que l’ancien chef de l’État avait laissé ses collaborateurs solliciter des fonds auprès du régime de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne électorale.
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