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Le Bangladesh fixe au 12 février la tenue de ses élections législatives

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_**Le scrutin, accompagné d’un référendum sur des réformes constitutionnelles, intervient dans un contexte politique toujours marqué par les violences de l’année dernière.**_

La commission électorale bangladaise a officiellement annoncé la date du prochain scrutin. Les citoyens seront appelés aux urnes le 12 février prochain pour élire leurs représentants et se prononcer simultanément sur une série d’amendements à la Constitution. Ces modifications visent explicitement à consolider les institutions démocratiques, selon les termes de l’instance organisatrice.

Cette annonce met fin à plusieurs mois d’attente dans cette nation d’Asie du Sud, où le climat politique demeure tendu depuis les importantes mobilisations et les heurts survenus en 2024. Les autorités en appellent à une participation massive et pacifique pour garantir la crédibilité du processus.

Le paysage électoral se présente sous un jour nouveau, l’ancien parti au pouvoir, la Ligue Awami, étant désormais dans l’impossibilité de concourir. Son leader historique, l’ex-Première ministre Sheikh Hasina, a été récemment condamnée par contumace pour son rôle présumé dans la répression des manifestations, un épisode ayant causé de nombreuses victimes civiles.

Dans ce contexte, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) apparaît comme la formation favorite. Sa campagne devrait être conduite depuis l’étranger par Tarique Rahman, le fils de l’ancienne cheffe du gouvernement Khaleda Zia, cette dernière étant actuellement hospitalisée. Le BNP pourra également s’appuyer sur le retour en force du principal mouvement islamiste, précédemment interdit.

Parallèlement, une nouvelle formation politique, née de la contestation étudiante de l’an passé, cherche à faire son entrée au Parlement en capitalisant sur le mécontentement populaire. Le référendum concomitant propose quant à lui d’acter des changements institutionnels majeurs, incluant une limitation à deux mandats pour le chef du gouvernement et un rééquilibrage des pouvoirs en faveur de la présidence.

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