Monde
L’avenir politique du Premier ministre japonais Shigeru Ishiba suscite de vives interrogations
Après un revers électoral majeur, le chef du gouvernement nippon dément toute intention immédiate de quitter ses fonctions, malgré les pressions croissantes au sein de son parti.
La situation politique au Japon connaît une tournure délicate pour le Premier ministre Shigeru Ishiba. Les récentes élections sénatoriales ont en effet infligé un sérieux échec à sa coalition, privant celle-ci de sa majorité à la chambre haute du Parlement. Ce scrutin, intervenu dimanche dernier, a confirmé les difficultés persistantes du Parti libéral-démocrate (PLD), affaibli par une série de défaites électorales et une impopularité grandissante.
Malgré ce contexte tendu, le chef du gouvernement a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa mission, invoquant notamment la nécessité de finaliser des négociations commerciales avec les États-Unis. Un accord a d’ailleurs été trouvé mercredi, atténuant les tensions douanières entre les deux pays. Cet épilogue aurait pu offrir une porte de sortie à M. Ishiba, mais ce dernier a catégoriquement nié avoir évoqué sa démission lors d’une réunion interne du PLD.
Les rumeurs n’en continuent pas moins de circuler. Plusieurs médias japonais évoquent des discussions en coulisses sur un possible départ avant la fin du mois d’août. Certaines sources suggèrent que le Premier ministre attendrait le retour de son négociateur commercial pour arrêter définitivement sa décision. D’autres estiment que l’annonce pourrait intervenir prochainement, tant les critiques se multiplient au sein de la majorité.
L’impasse politique dans laquelle se trouve le PLD n’est pas nouvelle. Déjà affaibli par des résultats décevants lors des législatives de l’automne dernier, le parti peine à retrouver une dynamique. L’inflation, la hausse des prix des denrées de base et des scandales récurrents ont durablement entamé la confiance des électeurs. Les derniers sondages ne laissent guère de doute sur le désaveu populaire à l’égard de l’exécutif.
Dans ce climat incertain, l’opposition, bien que fragmentée, pourrait tirer profit de la situation. Le parti Sanseito, formation anti-immigration, a notamment réalisé une percée significative lors du scrutin de dimanche. Les marchés financiers, quant à eux, redoutent une instabilité prolongée, susceptible d’entraîner des mesures budgétaires risquées pour l’économie japonaise.
Alors que les spéculations vont bon train, une seule certitude demeure : le temps politique de Shigeru Ishiba semble désormais compté. Reste à savoir si son départ interviendra dans les prochaines semaines ou s’il parviendra à temporiser encore quelque temps.
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